La Drire Paca épingle 14 installations classées

Le 22 septembre 2005 par Christine Sévillano
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Lors de visites inopinées sur site, 14 installations classées ont reçu des avertissements de la Drire Paca concernant leur plan d'opération interne. Deux installations ont présenté de graves insuffisances notamment en raison de leur statut de site Seveso seuil haut.

28 inspecteurs de la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) de Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) ont procédé à une visite surprise dans 44 installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) dans le cadre d'une opération de vigilance. Le thème fut la mise en oeuvre des procédures liées au Plan d'opération interne (POI), déclenché lors d'un incident que n'ont pu retenir les dernières barrières de protection et qui a des conséquences à l'intérieur du site. Sur les 44 sites inspectés, 23 étaient classés Seveso seuil haut, pour lesquels le POI est obligatoire, 16 Seveso seuil bas et 5 ICPE, dont le POI a été prescrit par arrêté préfectoral en fonction de leur position géographique sensible, soit à proximité d'autres établissements à risque, soit dans une zone urbaine.

Résultat: un tiers ne répondait pas aux exigences réglementaires, 14 ont fait l'objet de remarques et 2 se sont vus établir un procès-verbal (PV) transmis au procureur. La Drire a souvent souligné un défaut de mise à jour des plans d'urgence. Même s'ils sont correctement élaborés, ils ne sont pas révisés en fonction de l'évolution des équipements de l'entreprise mais aussi du matériel de secours. «Certains appareils ont pu être déplacés et quand un extincteur n'est pas à sa place en cas d'urgence, cela pose problème. De plus, on a souvent constaté que les annuaires téléphoniques n'étaient pas actualisés», explique Jacques Vallart, responsable du pôle risques de la division environnement industriel de la Drire Paca. Autre infraction relevée: la mise à jour des rapports rédigés après des exercices du personnel dans le cadre d'un déclenchement de POI. «Il est vraiment important de les notifier, surtout pour apprendre grâce au retour d'expérience », poursuit Jacques Vallart. Sans oublier d'autres écarts tels que le placement du document contenant le POI dans une armoire différente de celle décidée précédemment. Un détail pour certains, mais dans l'urgence, c'est fondamental.

Les 2 PV ont été adressés à des exploitants de site Seveso seuil haut qui n'avaient pas réalisé d'exercice depuis 2 à 3 ans. Certes, la réglementation demande un renouvellement des exercices tous les 3 ans, mais par arrêté préfectoral, la préfecture a imposé des délais plus courts pour qu'ils interviennent au moins une fois par an. «Leur personnel n'est pas assez formé et sensibilisé sur le POI alors qu'ils sont classés Seveso seuil haut, et ce facteur déterminant justifie le degré de sévérité de nos inspecteurs. D'autant plus que cela signifie qu'ils ne remettent pas à jour les procédures. Leur vigilance doit être sans faille et des exercices tous les trimestres ne sont pas de trop», affirme Jacques Vallart. A noter que la Drire n'a fait aucun commentaire sur 11 sites, mais 19, bien qu'en règle, ont reçu des remarques pour qu'ils améliorent leur système. Les plus fréquentes ont porté sur des déficiences quant au schéma d'alerte, comme le nombre insuffisant de personnes à contacter, ou sur les plans établis pour la protection des équipements voisins. Ces plans n'étaient pas assez opérationnels, ni assez clairs. A la Drire, on est plutôt optimiste sur la prise en compte des remarques formulées: «Ce sont des défauts auxquels les exploitants peuvent rapidement remédier», conclut le responsable.




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