La Drire Ile-de-France contrôle la radioprotection

Le 14 avril 2006 par Claire Avignon
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Le 11 avril, la Drire Ile-de-France a présenté le bilan 2005 de son contrôle de l’utilisation des rayonnements ionisants dans le domaine médical, et dans les secteurs de l’industrie et de la recherche.

L'année dernière, 97 visites chez les utilisateurs de rayonnements ionisants ont été réalisées par la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire). C'est seulement depuis automne 2004 qu'elle est chargée de ce contrôle appelé «contrôle du nucléaire de proximité.» Une mission particulièrement importante pour la Drire francilienne puisque la région rassemble 20 à 25% des utilisateurs de rayonnements ionisants nationaux.

Le bilan apparaît satisfaisant: «Les installations de médecine nucléaire et de radiothérapie appliquent la réglementation de manière globalement satisfaisante», est-il expliqué dans le rapport. Un accident a tout de même eu lieu, le 10 mars 2005. Un agent du service hospitalier Frédéric Joliot de l'hôpital Orsay (91) a été irradié accidentellement lors d'une opération de fabrication d'un produit pharmaceutique contenant du fluor radioactif. «Le 17 mars, la Direction générale de la sûreté nucléaire et de la radioprotection (DGSNR) et la Drire se sont rendues sur le site et ont constaté des insuffisances dans la conception de l'installation ainsi que dans l'organisation du service», explique la Drire. Des actions correctives ont été menées dans le service hospitalier, et les 9 autres installations françaises produisant du fluor 18 ont été contrôlées par les Drire, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et l'inspection du travail.

Concernant les installations de radiologie, qui présentent des risques moindres, «un effort doit être fait pour mieux intégrer les exigences de radioprotection parmi la gestion des autres risques médicaux.»

Le rôle de la Drire Ile-de-France dans la radioprotection va se renforcer. Depuis décembre, elle s'occupe du suivi des sites et sols pollués par des radioéléments. Et cette année, elle se verra confier l'instruction de dossiers relatifs aux irridiateurs sanguins, à la curiethérapie, à la médecine nucléaire et aux sources non scellées pour une utilisation industrielle ou de recherche.




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