La DGCCRF se penche sur l’acrylamide

Le 03 décembre 2014 par Romain Loury
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Les frites, source d'acrylamide
Les frites, source d'acrylamide
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La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a contrôlé la présence d’acrylamide dans les produits jugés à risque. Publié mardi 2 décembre, le bilan est de 10 échantillons au-dessus des valeurs indicatives, sur les 174 prélevés.

 

Frites prêtes à être consommées, chips, biscuits sucrés, pains d’épices, céréales pour petit déjeuner… tels sont les aliments qui dépassent les valeurs indicatives d’acrylamide, au-dessus desquelles le fabricant doit mener une enquête sur ses procédés.

Potentiellement cancérigène pour l’homme, mais aussi génotoxique et neurotoxique, l’acrylamide se forme lors de la cuisson des aliments riches en amidon, par réaction à haute température entre les glucides et l’asparagine, un acide aminé.

En 2007, l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a demandé aux Etats-membres de l’UE de contrôler sa présence dans les aliments. Selon elle, les niveaux d’exposition de la population européenne constituent en effet un sujet «préoccupant» pour la santé (voir le JDSA).

Un avis de l’Efsa en juin 2015

Ce plan de surveillance, mené auprès de 145 établissements et sur 174 échantillons, «a permis de sensibiliser certains opérateurs (PME et restaurateurs en particulier) qui méconnaissaient ce danger», indique la DGCCRF. Transmises à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), ces données seront intégrées dans le prochain avis de l’Efsa sur le sujet, attendu au plus tard en juin 2015.

Afin de corriger d’éventuels dépassements, les fabricants doivent se référer au code d’usage pour la diminution de l’acrylamide dans les aliments mis en place par le Codex Alimentarius, ainsi qu’à la «boîte à outils» élaborée par FoodDrinkEurope, syndicat européen de l’industrie agroalimentaire. Parmi les techniques: cuisson plus lente à moindre température, réduction du taux de sucres par blanchiment des pommes de terre, ou encore traitement enzymatique pour dégrader l’asparagine.



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