La destruction des barrages sur la Sélune débutera au printemps

Le 15 novembre 2017 par Stéphanie Senet
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La Sélune va retrouver son cours naturel
La Sélune va retrouver son cours naturel

Le ministre de la transition écologique a redonné son feu vert, le 14 novembre, au projet de restauration de la biodiversité dans la vallée de la Sélune (Manche) par la destruction des barrages de Vezins et de La Roche-qui-boit.

 

La deuxième tentative sera-t-elle la bonne? Alors que la destruction des barrages de Vezins et de La Roche-qui-boit avait été décidée dès novembre 2009 puis confirmée en décembre 2014 par un avis favorable des commissaires-enquêteurs, le projet avait aussitôt été stoppé par Ségolène Royal. L’ancienne ministre de l’écologie souhaitait «étudier des solutions alternatives», mettant en cause le coût du démantèlement, qu’elle estimait à 53 millions d’euros. De son côté, l’Autorité environnementale l’a évalué à 34,1 M€, gestion des sédiments pollués par l’arsenic et les métaux lourds comprise. Ségolène Royal avait aussi évoqué des risques de pollution de la baie du Mont Saint-Michel par la libération des sédiments toxiques. En 2016, le gouvernement avait entamé une vidange progressive de la Sélune, sans toutefois trancher sur le sort des barrages.

Ce fleuve côtier, qui prend sa source à l’ouest du parc naturel régional Normandie-Maine et se jette dans la baie du Mont Saint-Michel, avait accueilli les barrages hydroélectriques de Vezins et de La Roche-qui-boit pendant l’entre-deux-guerres. Ce qui avait profondément modifié la faune et la flore locales.

 

0,04% de la production électrique

«La remise en état écologique du cours d’eau est la solution qui ouvre le plus de possibilités pour l’avenir de la vallée, d’autant que les ouvrages ne présentent pas de perspectives sérieuses de reprise d’activité de production d’électricité dans des conditions économiquement rentables», écrit le ministère dans son communiqué. En 2012, ces deux barrages ne produisaient que 0,04% de la production électrique française.

 

Dès le printemps 2018

Le barrage de Vezins, de 35 mètres de haut et de 278 m de long, est 8 fois plus puissant que celui de La Roche-qui-Boit. Propriété de l’Etat, il sera déconstruit entre le printemps 2018 et l’automne 2019. Ensuite, le deuxième barrage, de 16 m de haut et de 129 m de long, qui est détenu par EDF, sera à son tour démantelé. L’opérateur assurera d’ailleurs la sécurité des ouvrages jusqu’à la fin des opérations.

 

Retour d’espèces emblématiques

A leur issue, 90 kilomètres de cours d’eau seront entièrement ouverts à la reconquête de la biodiversité, notamment grâce au retour naturel d’espèces aquatiques emblématiques comme le saumon de l’Atlantique et l’anguille européenne. L’Agence de l’eau Seine-Normandie financera l’arasement et la renaturation de la Sélune dans le cadre de son programme d’intervention, en collaboration avec le Syndicat mixte du bassin.

 



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