La dégradation des terres, enjeu de la lutte contre la faim

Le 18 avril 2013 par Marine Jobert
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La désertification, un fléau en marche dans 168 pays.
La désertification, un fléau en marche dans 168 pays.
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A l’occasion de la réunion de la Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification (CNULCD), qui se tient à Bonn (Allemagne) du 15 au 16 avril, un rapport publié par l’instance onusienne vient souligner que la désertification ne cesse de gagner du terrain et que la dégradation des terres coûte chaque année 490 milliards de dollars (374,6 milliards d’euros). Alors qu’au milieu des années 1990, 110 pays étaient confrontés à ce problème, ce sont aujourd’hui 168 pays qui ont à souffrir de la dégradation des sols. En cause: des épisodes de sécheresse, le changement climatique, l’usage intensif des terres agricoles et une mauvaise gestion des réserves en eau. «Pour la toute première fois, les gouvernements sont invités à fournir des données précises sur l’état de la pauvreté dans leur pays, ainsi que sur la part des terres arables dans les contrées affectées par la désertification», indique la CNULCD.

 

Entre 4 et 12% de la production intérieure brute agricole mondiale est détruite à cause de la détérioration des conditions environnementales. Le coût de l’envasement des réservoirs d’eau est estimé à 18,5 M$ (14,1 M€) par an, et la salinité dans l’agriculture globale à environ 12 M$ (9,1 M€) annuels. Une situation qui va devenir de moins en moins soutenable dans un contexte d’augmentation de la demande alimentaire. La FAO prévoit en effet que cette demande va croître de 60% en 2050, rappelle The Guardian.

 

Les auteurs estiment que 120 millions d’hectares de terres supplémentaires devront être mises en culture pour faire face à cette hausse. Soit l’équivalent d’un territoire grand comme l’Afrique du Sud. «L’inquiétude est croissante face au coût de l’inaction par rapport à la désertification et la dégradation des terres, plus particulièrement à la lumière des tendances d’accroissement de la population et des défis au niveau mondial, qui exacerbent la concurrence pour la terre en tant que ressource», s’inquiète la CNULCD.

 

 



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