La dégradation des sols coûte cher à l’UE

Le 25 octobre 2011 par Geneviève De Lacour
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Le sol européen est sous pression. Sa dégradation coûterait à l’Union européenne la bagatelle de 38 milliards d’euros par an. C’est ce que dévoile un rapport publié le 20 octobre dernier par des associations écologistes dont le Bureau environnemental européen (EEB) et la ligue allemande pour la nature et l’environnement (DNR).

Pour ces ONG, la directive-cadre européenne pour la protection des sols, proposée le 22 septembre 2006 mais jamais adoptée en raison du blocage de certains Etats comme la France, l’Allemagne ou la Grande Bretagne, devrait être reconsidérée. Ces associations souhaitent améliorer la protection des sols et la porter au même niveau que d’autres ressources, telles que l’air ou l’eau.

Il faut dire que jusqu'à présent, les sols n'ont fait l'objet d’aucune mesure de protection spécifique au niveau communautaire. La protection des sols est éparpillée entre plusieurs dispositions, liées à la protection de l'environnement, à l'agriculture ou au développement rural. Mais ces différentes dispositions ne sont pas suffisantes.
 
Toujours selon le rapport de l’EEB, alors que les sols arrivent en seconde position, juste après les océans, pour leur capacité à stocker du carbone, déjà près de 10% des sols européens ont été définitivement recouverts.
Lors d’une conférence intitulée «Oui à la directive Sol» qui s’est tenue à Berlin le 20 octobre dernier, scientifiques, politiciens et ONG ont démontré que la protection des sols est de l’intérêt de l’Union européenne comme le climat ou l’eau, et que la prise en compte de cette problématique ne peut être laissée au choix de chaque Etat membre. Selon les ONG, adopter une telle directive ne devrait pas augmenter les dépenses des Etats membres mais, bien au contraire, réduire les couts engendrés par la dégradation des sols pour la société.
 
«En termes de risque climatique et de croissance démographique, le sol est devenu une ressource de plus en plus importante pour la production alimentaire et pour le maintien de la santé publique. C’est un élément primordial dans la lutte contre le changement climatique», précise EEB dans son communiqué.
 
Le rapport conclut qu’il est plus onéreux de ne rien faire. La mise en place d’une législation européenne pourrait réduire la pollution du sol et donc limiter les couts de dépollution. Le maintien d’une bonne qualité des sols est également de l’intérêt des agriculteurs qui en dépendent pour leur production.
 
 


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