La déforestation brésilienne rétrécit les graines

Le 31 mai 2013 par Stéphanie Senet
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Le toucan, pièce manquante...
Le toucan, pièce manquante...

Une étude, publiée ce 31 mai dans la revue Science, montre que l’impact de la destruction de la forêt brésilienne est plus important que prévu. Des scientifiques brésiliens, mexicains et espagnols estiment en effet que la disparition des grands oiseaux frugivores, comme le toucan, est à l’origine de la réduction des semences. Les graines sont plus petites, plus faibles et moins susceptibles de germer.

«L’une de nos plus grandes surprises a été de constater que la déforestation, non seulement accentue la disparition de la faune, mais aussi l’évolution des caractéristiques des plantes, à l’échelle de quelques générations seulement», affirme le professeur Pedro Jordano, de la station biologique de Donana, à Séville.

Pour réaliser leur étude, les scientifiques ont examiné plus de 9.000 graines récoltées autour des palmiers de la forêt tropicale. Les graines prélevées dans des zones ayant subi des destructions se sont avérées beaucoup plus petites que celles prélevées dans des parcelles intactes.

«Nous avons aussi analysé l’influence du climat, de la fertilité des sols et du couvert forestier mais c’est la disparition des grands frugivores, à cause de la déforestation, qui se révèle être le principal facteur», explique Pedro Jordano.



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