La crise fait plier Obama

Le 05 septembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Aux Etats-Unis aussi, l’environnement ça commence à bien faire. Vendredi, le président américain a demandé à la directrice de l’agence pour la protection de l’environnement (EPA, selon l’acronyme anglais) de mettre sous le boisseau son projet de réglementation sur les rejets de substances à l’origine de la formation d’ozone troposphérique.
 
S’appuyant sur 1.700 études scientifiques, l’EPA estime que la réduction de 20% de la concentration d’ozone dans les basses couches de l’atmosphère pourrait réduire de 35 à 100 milliards de dollars (25 à 71 milliards d'euros) par an les coûts sanitaires liés aux crises d’asthme, aux emphysèmes et aux bronchites.
 
Toujours selon l’EPA, le montant du devis de la réduction des émissions pour les industriels s’élève entre 52 et 90 milliards de dollars (37 à 64 milliards d'euros) par an.
 
"Insupportable", ont crié à l’unisson les représentants de l’industrie et du parti républicain. Lesquels rappellent le contexte économique difficile et le nombre de chômeurs qui ne cesse de progresser.
 
Surtout, les experts électoraux de la Maison blanche se sont souvenus que les Etats les plus concernés par les mesures préconisées par l’EPA sont précisément ceux dont les électeurs ne sont acquis à aucun parti (les «swing states»). Pour éviter qu’ils ne basculent dans le camp républicain, Barack Obama a donc préféré sacrifier l’Ozone National Ambient Air Quality Standard sur l’autel du réalisme politique.
 
Quitte à ne pas améliorer la santé de ses concitoyens.


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