La crise fait mourir les vieux Américains plus vite

Le 21 décembre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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C’est une conséquence inattendue de la crise économique. Selon un rapport publié il y a quelques jours par le Centre national des statistiques de santé aux Etats-Unis (NCHS), l’espérance de vie des Américains a légèrement diminué entre 2007 et 2008. En 2007, l’espérance de vie, à la naissance, était de 77,9 ans, soit 1,2 mois de plus que l’année suivante. Même si elle reste modeste, une telle évolution n’avait pas été observée par les statisticiens de la santé depuis 1993. 

Si l’on en croit les résultats de l’étude, ce sont les plus de 85 ans qui sont responsables de ce recul. Ces derniers sont plus victimes que les années précédentes de la grippe, des maladies pulmonaires et des maladies neurodégénératives.

Rien ne permet d’indiquer que ces maladies aient gagné en virulence en 2008. Seule explication possible : la récession a réduit les revenus des personnes âgées. Les coûts des soins pèsent donc d’un poids plus lourd dans les finances des plus fragiles et des plus pauvres. Avec des conséquences sanitaires qui se traduisent dans les statistiques démographiques.

Paradoxe, au moment où l’espérance de vie recule aux Etats-Unis, celle-ci progresse en Russie. Selon les dernières statistiques du site demoscope.ru, l’espérance de vie à la naissance ne cesse de progresser dans le plus grand pays du monde. Elle atteint désormais 75 ans pour les femmes (égalant le record de 1984), contre 63 ans pour les hommes (du jamais vu depuis 1992).



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