La crise de la dette ne doit pas être préjudiciable à l'environnement

Le 10 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Selon les arbitrages, la résolution de la crise financière pourra être bonne ou mauvaise pour l'environnement.
Selon les arbitrages, la résolution de la crise financière pourra être bonne ou mauvaise pour l'environnement.

La réforme en cours des politiques économiques européennes peut contribuer à dégrader l’environnement ou à en renforcer la protection. Tout est une question de dosage, indiquent le WWF et l’AEE.

Faut-il encore les compter? Le 30 janvier prochain, se tiendra un nouveau sommet européen (un Conseil des chefs d'Etats et de gouvernements), Convoqué, le 20 décembre, par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, il sera officiellement consacré à l'emploi. 
 
 
Mais personne n’est dupe. Ce énième sommet «spécial crise de la dette» tentera d’accoucher d’un projet de traité sur la discipline budgétaire. On y parlera aussi «de la stabilité financière de l’euro», «de la volonté politique inébranlable pour préserver l’Union européenne», rappelle le politicien belge, mais aussi de la règle d’or sur le retour à l’équilibre budgétaire et de sanction pour les pays ne se conformant pas à ses futures règles.
 
Bref, les boulons financiers vont encore être serrés plus fort. Et cela en inquiète plus d’un. A commencer par le WWF. L’ONG écologiste vient d’adresser un courrier à la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, et au président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso, rappelant les dégâts environnementaux collatéraux d’une rigueur économique appliquée sans discernement.
 
Prenant, au hasard, l’exemple de la Grèce, le WWF précise que la rigueur financière infligée aux pays des Hellènes a conduit à sabrer la plupart des fonds initialement dédiés à l’environnement, ainsi que les personnels des autorités publiques en charge de la régulation environnementale.
 
L’association souligne que le rapide démarrage de grands projets ne sera possible qu’en mordant un peu sur la réglementation. Le WWF craint aussi qu’Athènes ne vende aux plus offrants des terres publiques qui bénéficiaient, jusque-là, d’une protection relative.
 
«En Grèce, la crise financière est source de nombreuses souffrances sociales, mais l’environnement n’est pas épargné par les réponses qui lui sont apportées», s’alarme Demetres Karavellas, le patron de l’antenne locale de l’organisation au panda.
 
Dans un tout autre ordre d’idée, l’Agence européenne de l’environnement (AEE) entend profiter du débat en cours pour faire une proposition. L’institution de Copenhague suggère de profiter du grand déballage économique en cours pour améliorer la fiscalité environnementale des 27 états membres de l’Union européenne.
 
Dans deux rapports, publiés en début de semaine, l’AEE rappelle quelques bonnes pratiques fiscales. En Allemagne, par exemple, l’équivalent de la TGAP a permis d’alléger le coût du travail et contribué à la création de 250.000 emplois.
 
L’AEE souligne aussi qu’un accroissement de la taxation du carbone (jusqu’à 68 euros la tonne en 2020) pourrait donner un sérieux coup de pouce à la décarbonisation de nos économies, réduire l’imposition des salariés et contribuer à la réduction du chômage. Ça vaut, peut-être, la peine d’en débattre?
 
 


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