La création du parc des Calanques repoussée à 2012

Le 28 juin 2011 par Geneviève De Lacour
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Le parc des Calanques -le premier créé en France métropolitaine depuis 1979 et le troisième parc périurbain au monde après Le Cap et Sidney- a pour objectifs la préservation de la biodiversité, de la quiétude des lieux et du patrimoine culturel.

Une dépêche AFP datée du 27 juin mentionne que sa charte a été revue lundi après les critiques émises par le Conseil national de la protection de la nature et France Nature Environnement (FNE). Selon le groupement d'intérêt public (GIP), porteur du projet, le parc ne devrait donc pas voir le jour avant avril 2012.
 
En effet, le 23 juin, France Nature Environnement estimait dans un communiqué que la troisième mouture de la charte était insatisfaisante. FNE regrettait alors que le Frioul soit absent du cœur du parc, déplorait aussi des mesures de protection trop peu ambitieuses en mer et à terre ainsi que le maintien de la chasse et notamment des lâchers de tir au cœur du parc.
Après révision donc, «la troisième version de la charte a été approuvée à une très forte majorité (64%), lors de l'assemblée générale du GIP», affirme son directeur, Jean-Marie Lafond, qui précise: «Le dossier suit son cours, ce qui va permettre de lancer l'enquête publique en fin d'année après deux mois de consultation institutionnelle en août-septembre». La charte définitive sera ensuite votée, l'objectif étant de parvenir à une signature du décret de création en avril 2012, et non fin 2011, comme prévu initialement.
 
Selon Jean-Marie Lafond, les craintes des associations de protection de la nature et les demandes du Conseil national de la protection de la nature (CNPN) ont été prises en compte. Les périmètres maritime et terrestre ont été légèrement modifiés: ils sont désormais établis respectivement à 141.500 hectares (dont 43.500 au cœur du parc, où la réglementation sera plus stricte) et 16.500 ha (dont 8.300 en cœur). L'archipel du Frioul, zone traditionnelle de plaisance des Marseillais, qui avait été retiré du projet sous la pression des professionnels du nautisme et des plaisanciers, est réintégré en aire d'adhésion, mais reste exclu du cœur du parc, contrairement à la demande du CNPN.
 
A Cassis, une partie de l'entrée de la calanque de Port-Miou repasse en cœur marin, tandis que des espaces situés au nord de la commune sont intégrés en aire d'adhésion afin d'obtenir une uniformisation du zonage, explique le GIP dans un communiqué. Dans le même but, l'ensemble des espaces terrestres dans le Var ont été retirés, ainsi que l'aire maritime associée.
Concernant la pêche, les zones de non-prélèvement, dont le CNPN avait déploré la faiblesse, s'étendent toujours sur 10,5% du cœur marin, contre 20% préconisés. Mais le conseil d'administration délibérera annuellement sur la possibilité d'augmenter cette surface.
 
Par ailleurs, une réglementation plus stricte vis-à-vis des embarcations à moteur a été adoptée.
 
Enfin, le nombre de membres du conseil d'administration est réduit à 47, au lieu de 62, pour répondre aux critiques du CNPN. En revanche, les compétences nationales et les associations de protection de l'environnement ne sont pas mieux représentées.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus