La CRE ne sait pas combien coûtera l’amélioration des centrales nucléaires

Le 18 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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EDF n’a pas encore gagné la bataille du nucléaire français. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a été saisie d’un projet d’arrêté fixant à 40 euros le mégawattheure (€/MWh) au 1er juillet 2011 le prix de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh).
 
Un prix, souligne le gendarme des marchés français de l’énergie, dans un communiqué, qui est cohérent avec le Tartam (tarif réglementé transitoire d’ajustement du marché, dont peuvent bénéficier, jusqu’au 1er juillet 2011, les clients professionnels qui en ont fait la demande), les prix de marché et les volumes attribués à l’Arenh. Fort logiquement, la CRE confirme avoir approuvé la proposition de 40 €/MWh pour le prix de l’Arenh à partir du 1er juillet.
 
Mais tel n’est pas le cas pour la deuxième tranche de l’Arenh, fixée par le ministre chargé de l’énergie, à 42 €/MWh à partir du 1er janvier 2012. Suivant en cela le souhait du président d’EDF, Henri Proglio.
 
Problème, dans sa délibération, le gendarme des marchés français de l’énergie rappelle que la méthodologie pour fixer ce prix doit être encadrée par un décret en Conseil d’Etat. Lequel reste à rédiger.
 
Faute de texte, la CRE a dû, afin de rendre un avis motivé sur le projet d’arrêté, établir sa propre méthode d’identification et de comptabilisation des coûts pour refléter les conditions économiques de production de l’électricité nucléaire historique. Or, explique-t-elle, cette méthode de calcul conduit à un prix de l’accès à l’électricité nucléaire compris entre 36 et 39 €/MWh: moins cher que la première version du tarif d’accès à la production nucléaire!
 
Dans son projet d’arrêté, le gouvernement explique que le prix de 42 €/MWh prend en compte les investissements anticipés indispensables à la mise en sécurité des centrales nucléaires.
 

La CRE n’étant pas en mesure d’apprécier de tels coûts, elle préconise que les effets éventuels sur les coûts de production des audits diligentés sur l’ensemble du parc nucléaire ne soient évalués qu’à mesure qu’ils se matérialiseront dans les comptes d’EDF, et qu’ils soient alors intégralement intégrés au prix de l’Arenh. 



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