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La CPATLD a 25 ans

Le 01 décembre 2004 par Claire Avignon
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Keeping air pollution in check can add two years to your life - pr2004-04env_p18e.htm
Keeping air pollution in check can add two years to your life - pr2004-04env_p18e.htm

La commission économique pour l'Europe des Nations unies (Unece) fête entre le 29 novembre et le 3 décembre les 25 ans de la convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance (CPATLD). Après le dernier protocole sur l'acidification et l'eutrophisation, la convention pourrait s'attaquer aux particules fines, dont on mesure de plus en plus précisément l'impact sanitaire sur les Européens.

Selon le chercheur autrichien Markus Amann, l'espérance de vie des Européens diminue en moyenne de 8 mois à cause de la présence de particules fines - ou PM pour particular matter – dans l'atmosphère. Les régions les plus touchées, le Bénélux, l'Italie du Nord, l'Ile-de-France, ont vu en 2000 l'espérance de vie des habitants baisser de deux ans. L'épidémiologiste de l'Institut international des systèmes d'analyses appliqués (IIASA) a été chargé par l'Unece de mieux comprendre l'impact sanitaire de ces composés issus de nombreuses sources (transport, sylviculture, tertiaire, industrie, énergie) et dont la taille est inférieure à 2,5 microns (µm). Les PM peuvent être transportées sur de longues distances (plus de 300 kilomètres), ce qui en fait un problème transfrontalier. Depuis 1979, la CPATLD a établi 8 protocoles sur l'acidification et l'eutrophication, les polluants organiques persistants (POP), les métaux lourds, le soufre, les composés organiques volatils (Cov), les oxydes d'azote (NOx), mais aucun encore sur les particules fines.

Même si les particules fines n'ont pas été la priorité des pouvoirs publics, une diminution globale en France a pu être constatée, 24% des PM-2,5 entre 1990 et 2003, selon le centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa). A terme, les filtres à particules qui seront installés sur chaque véhicules à moteur diesel devraient permettre de diminuer les émissions de PM des véhicules. Serge Lepeltier, ministre de l'Ecologie et du développement durable, vient d'annoncer avoir débloqué 9 millions d'euros pour équiper les bus. Mais le transport ne représente que 21% des émissions. Une politique ambitieuse doit être entreprise dans le secteur résidentiel et le tertiaire  qui représentent 35% des émissions, l'agriculture et la sylviculture (18,5%) et l'industrie manufacturière (18%). Pour cela, l'Unece constitue un groupe d'experts, de décideurs politiques et de scientifiques.


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