La Cour internationale de justice saisie pour pollution

Le 12 juin 2006 par Claire Avignon
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Les 8 et 9 juin s’est tenue, devant la Cour internationale de justice, l’audition de l’Argentine qui demande à l’Uruguay de cesser la construction de deux usines de pâte à papier. Selon l’Argentine, l’activité de ces sites entraînerait la pollution de la rivière Uruguay, qui traverse les deux pays, et irait donc à l’encontre d’un traité signé entre les deux Etats sud-américains le 26 février 1975. Cet accord prévoit une coordination pour favoriser «la conservation, l’utilisation, et l’exploitation des ressources naturelles et la prévention de la pollution.» Or, selon l’Argentine, l’Uruguay ne l’a pas suffisamment informée sur les conséquences de la mise en service des usines. L’Espagne et la Finlande sont aussi indirectement concernées puisque les entreprises porteuses des projets, Ence et Metsa Botnia, en sont originaires. Selon ces entreprises, les conséquences environnementales seront faibles grâce à l’utilisation de technologies de dépollution de pointe. Et surtout, les deux sociétés européennes promettent un projet qui permettrait à l’Uruguay de sortir de la crise économique dans laquelle la situation argentine des dernières années l’a plongé. Les investissements dépasseraient en effet 1,7 milliard de dollars. Avant de juger sur le fond, la Cour située à La Haye (Pays-Bas) doit se prononcer sur une éventuelle suspension des travaux, déjà commencés. La décision devrait être rendue dans les prochaines semaines.


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