La convention sur les eaux de ballast entrera en vigueur dans un an

Le 09 septembre 2016 par Stéphanie Senet
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A long terme, les navires devront traiter les eaux de ballast à bord
A long terme, les navires devront traiter les eaux de ballast à bord

La convention internationale pour le contrôle et la gestion des eaux de ballast et sédiments des navires (BWM) entrera en vigueur l’année prochaine, 13 ans après son adoption. Son objectif: prévenir les invasions d’espèces causées par les opérations de ballastage et déballastage.

Le coup d’envoi a été donné par la ratification de la Finlande, le 8 septembre. Désormais, 30 Etats représentant 35% du tonnage mondial de la flotte commerciale sont parties à cette convention adoptée le 13 février 2004. La France fait partie du groupe des pionniers, ayant adhéré à la convention dès 2008.

A partir du 8 septembre 2017, tous les navires effectuant des voyages internationaux sont tenus de disposer d’un plan de gestion des eaux de ballast, d’un registre et d’un certificat international.

 

Un traitement progressif à bord

De façon temporaire, les eaux de ballast seront renouvelées en haute mer. Ensuite, elles devront être traitées à bord des navires.

En 2004, l’Organisation maritime internationale (OMI) estimait à 10 milliards de mètres cubes le volume des eaux de ballast transportées par la flotte mondiale, contenant potentiellement des espèces invasives et des agents pathogènes perturbant les écosystèmes. Ainsi, la méduse à crêtes d'Amérique du Nord (Mnemiopsis leidyi) a quitté la côte est des Amériques pour rejoindre, dans les eaux de ballast, la mer d'Azov, la mer Noire et la mer Caspienne. Elle a largement fait diminuer les stocks de zooplancton, modifiant la chaîne alimentaire et le fonctionnement des écosystèmes. Dans les années 1990 et 2000, cette espèce a fortement contribué à l'effondrement des pêches dans la mer d'Azov, la mer Noire et la mer Caspienne.

Le transport des eaux de ballast a un coût, évalué à plus de 2,2 milliards d’euros au niveau européen par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à cause des pertes de biodiversité, des coûts de suivi et des pertes économiques directes. Au niveau mondial, la facture s’élève à 89 Md€.

 



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