La Convention de Bâle entre dans la maturité

Le 02 novembre 2004 par Loïc Chauveau
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

La 7ème conférence des Etats membres de la Convention de Bâle a porté sur la réduction à la source des déchets dangereux et la promotion de produits moins néfastes pour l’environnement. Le programme stratégique en direction des pays en voie de développement manque cruellement de financements.

Adoptée en 1989, la Convention de Bâle est désormais ratifiée par 163 pays. L'une des quatre directives étudiées lors de la 7ème réunion des parties qui s'est terminée à Genève le 29 octobre, a porté sur une approche plus régionale de la gestion des déchets industriels dangereux. Les programmes financés par la Convention se déroulent désormais à l'échelle nationale et sont pilotés par des antennes couvrant des sous-continents.

Il n'est désormais plus seulement question de limiter, voire d'interdire les transferts de déchets industriels. Si les risques liés aux transferts ne sont pas totalement écartés, les règles de gestion sont désormais bien établies. Les trois autres directives étudiées à Genève concernent ainsi  la réduction à la source des déchets dangereux, la fin de vie des produits chimiques et la gestion intégrée des déchets. La Convention a ainsi examiné l'état d'avancement des 21 projets prioritaires qui devront aboutir en 2010. Les batteries au plomb, les déchets électroniques, les huiles usées, les déchets médicaux et les polluants organiques persistants sont les cibles de ces programmes. Les projets sur les batteries au plomb sont focalisés sur Trinité-et-Tobago (Caraïbes) et le Cambodge. L'Asie est l'unique bénéficiaire des actions sur les déchets électroniques. Sur financement de la Convention, la ville de Pékin s'est ainsi lancée dans une gestion plus rationnelle de ses déchets électroniques. La convention a également aidé la capitale chinoise à l'acquisition d'un incinérateur de dernière génération. Les programmes de gestion des déchets médicaux et des polluants organiques persistants se déroulent en Amérique Latine, en Europe orientale et en Asie centrale. L'arc des Caraïbes est concerné par les huiles usagées.

Au Brésil, les industries les plus polluantes bénéficient d'un plan de sensibilisation à la réduction des déchets à la source. L'Europe de l'Est organise des séminaires pour la diffusion de nouvelles technologies moins polluantes. L'Afrique de l'Ouest recense actuellement tous les exemples réussis de recyclage des produits dangereux. L'Argentine met en place une coopération continentale sur la répression des trafics de déchets dangereux.

Ce plan stratégique souffre d'un manque cruel de financement. Diffuser les meilleures pratiques industrielles et former des ingénieurs sur des sites industriels bien déterminés nécessitent des fonds importants. Pour les années 2002-2003, 944.000 euros ont seulement pu être débloqués. Plus de la moitié des 21 programmes coûtent moins de 40.000 euros chacun.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus