La convention citoyenne pour le climat est avancée

Le 20 mai 2019 par Stéphanie Senet
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Un fonctionnement précisé par François de Rugy
Un fonctionnement précisé par François de Rugy
VLDT

Le ministre de la transition écologique François de Rugy a précisé, le 18 mai dans un entretien au Parisien, le fonctionnement de la nouvelle convention citoyenne pour le climat annoncée par le président Macron trois semaines plus tôt.

Pas encore constituée mais déjà sous pression. La nouvelle assemblée voulue par Macron, qui doit regrouper 150 citoyens tirés au sort, a du pain sur la planche. «A ces citoyens de proposer un avenir à la taxe carbone», a affirmé François de Rugy, ministre de la transition écologique, au Parisien. Une lourde tâche après la marche arrière gouvernementale le 4 décembre dernier. «Ils pourront par exemple déterminer à quoi l’argent collecté devra servir. Ils pourraient aussi considérer qu’il vaut mieux une autre fiscalité écologique. Ils pourraient également préférer d’autres leviers comme la réglementation et l’incitation», a-t-il ajouté.

Le gouvernement, qui veut éviter un énième catalogue de bonnes mesures, préfèrerait recevoir «un paquet de mesures cohérent, opérationnel, avec des solutions de financement». La solution miracle prête à l’emploi en somme. En mars 2018, la commission nationale du développement durable s’était prêtée à semblable exercice en demandant à 400 Français de hiérarchiser les priorités de la future programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

Un week-end sur trois

Ces citoyens seront tirés au sort sur les listes électorales et téléphoniques «pour mobiliser y compris des gens qui se sont désintéressés des élections», a expliqué François de Rugy. Leur première réunion, qui se tiendra d’ici la fin juin, donnera le coup d’envoi de 6 mois de travaux, à raison d’un week-end sur trois (défrayé).

Aux côtés du CDE

Le premier Conseil de défense écologique (CDE), deuxième nouvelle instance annoncée en avril, se tiendra pour sa part jeudi 23 mai à l’Elysée. Selon la porte-parole du gouvernement, il réunira le président Macron, le Premier ministre, ainsi que les ministres de la transition écologique, économie, des affaires étrangères, santé et logement. François de Rugy a précisé qu’ils commenceraient par plancher sur une évolution du plan Biodiversité de la France, deux semaines après la publication du rapport de l’IPBES[1], sur une révision du plan Climat (présenté en juillet 2017), sur la rénovation thermique et sur le projet de la Montagne d’or en Guyane.

 



[1] IPBES: Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques

 

 



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