La consommation de matières en France reste stable

Le 14 avril 2011 par Célia Fontaine
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La consommation française de matières a peu augmenté en près de 20 ans, constate le Commissariat général au développement durable (CGDD) dans une étude statistique qui vient d’être publiée.
 
Les minéraux de construction (sables, graviers et pierres) issus du territoire national représentent 50% de la «consommation intérieure apparente de matières»[1]. La biomasse (produits agricoles et sylvicoles), qu’elle soit produite sur le territoire ou importée, en représente 25 à 30%, et les combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz) un peu plus de 15%.
 
Depuis 1990, le niveau de consommation apparente[2] de matières par habitant est proche de la moyenne de l’Union européenne, soit 14 tonnes par habitant et par an. C’est un chiffre stable, alors même que le PIB par personne a augmenté de 26%. En 2008, la consommation française de matières est d’un peu plus de 890 millions de tonnes (en 2007 elle a atteint 908 Mt).
 
Toutes catégories confondues, 80% de la consommation intérieure de matières de la France sont issus de son territoire national. «Une part relativement réduite de l’extraction intérieure est exportée (produits agricoles) et le solde de la balance commerciale exprimée en masse est globalement déficitaire», précise la publication.
 
A noter cependant que l’Hexagone dépend fortement des importations de produits métalliques et à base de métal (99%), de combustibles fossiles (99%) et de minéraux industriels et produits non métalliques (77%).
 
Dans le reste du monde, les pays océaniens (avec une prépondérance de l’Australie) et, dans une moindre mesure, nord-américains (Etats-Unis surtout) ont en moyenne un niveau de consommation de matières par personne plus élevé que celui de l’Union européenne. Cette différence est due à une plus faible densité de population qu’en Europe, ce qui induit une consommation de minéraux de construction par habitant plus élevée.
 
En Chine, le niveau de consommation de matières «se situe en revanche nettement en-dessous du niveau européen, du fait notamment d’un moindre niveau d’équipement et d’une moindre consommation d’énergie et de biomasse».
 


[1] Quantité de matières effectivement consommées par la population présente sur le territoire
[2] A côté des flux apparents de matières, il y a des flux cachés, c’est-à-dire des quantités de matières extraites, mais qui ne sont pas utilisées: biomasse laissée sur les champs, érosion de sols en agriculture, excavation des terres dans la construction…


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