La consommation de bio progresse sûrement, mais lentement

Le 01 février 2007 par Bérangère Lepetit
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Le dernier baromètre de l'Agence Bio, chargée de la promotion de l'agriculture biologique, révèle une progression de la consommation du bio en France. Pour un marché qui reste encore modeste.

Les comportements des consommateurs français par rapport aux produits bio évoluent. D'après la quatrième édition de l'optimiste baromètre Agence Bio/CSA (1) rendue public mercredi 31 janvier, plus de 4 Français sur 10 consomment des produits bio au moins une fois par mois, 23% au moins une fois par semaine et 7% tous les jours. «Parmi les consommateurs, il y a les fidèles et les nouveaux: les produits issus de l'agriculture biologique s'ancrent dans les habitudes des Français et le marché s'élargit», explique la présidente de l'Agence Bio, Elizabeth Mercier.

A en croire l'étude, 28% des acheteurs bio disent consommer ce type de produits depuis moins de trois ans. Et quand on les interroge sur les facteurs qui pourraient jouer en faveur d'une augmentation de la consommation, 92% des sondés répondent «des prix moins élevés», même si 43% estiment normal de payer un produit bio en moyenne 13% plus cher. Or, Didier Perreol, le président de l'Agence Bio admet que «les produits bio reviennent pour le consommateur 15 à 20% plus cher que les produits classiques».

Même optimisme de l'Agence quant à l'évolution du marché alimentaire bio qui, selon l'enquête (1), s'élève à 1,6 milliard d'euros sur l'année 2005 et progresse chaque année de 9,5% depuis 1999. Seule ombre au tableau, et pas des moindres: le marché bio ne représente que 1% du marché alimentaire. «Avec 2% de la surface agricole utilisée (SAU), la France est plutôt à la traîne par rapport à ses voisins européens, qui y consacrent 6 à 10% de leur SAU»,  remarque Claire Touret de la Fédération nationale de l'agriculture biologique (Fnab).

En France, le secteur de l'agriculture biologique est soutenu au travers d'une aide à la conversion dans le cadre du plan de développement rural, pris en application du règlement communautaire de développement rural. Cette aide est accordée pendant la période où l'agriculteur modifie ses pratiques, période de deux ans en moyenne pendant laquelle il ne bénéficie pas encore de la certification et ne peut donc valoriser sa production au titre de l'agriculture biologique. «Mais les aides sont instaurées, puis disparaissent quelques mois plus tard. Il n'y a pas de politique continue mise en place en France pour favoriser le développement du marché», déplore Claire Touret.

A l'Agence Bio, on n'en démord pas: «le marché reste encore relativement petit mais bouge beaucoup en ce moment», lance Elizabeth Mercier. «Ce n'est pas parce que le marché est petit qu'il ne faut pas y mettre les moyens, poursuit de son côté la Fnab. Il faut le voir en terme de production d'avenir qui répond aux besoins de la société, en terme de santé et d'environnement».



(1) Enquête quantitative menée en face à face à domicile du 25 au 31 octobre 2006 auprès d'un échantillon de 1.006 personnes représentatif de la population française




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