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La consommation d’électricité se stabilise en France

Le 23 janvier 2014 par Stéphanie Senet
La consommation des particuliers et des petites entreprises ne progresse quasiment plus
La consommation des particuliers et des petites entreprises ne progresse quasiment plus

Le traditionnel bilan électrique annuel, présenté ce 24 janvier par le Réseau de transport d’électricité (RTE), indique une tendance à la stabilisation de la consommation électrique hexagonale, et une hausse de la production d’énergies renouvelables, tirée par l’hydraulique.

 

En données brutes, la consommation d’électricité a atteint 495 térawattheures (TWh) en 2013. Soit une hausse de 1,1% par rapport à 2012, en raison d’une année plus froide qu’en 2012.

Corrigée de cet effet météo, la consommation se stabilise autour de 480 TWh/an depuis 2011. La demande des particuliers, des professionnels et des PME-PMI le montre: elle enregistre une hausse d’à peine 0,3%. Ce tassement est probablement imputable à la baisse de revenus des ménages, la réduction du chauffage électrique, dont le taux de pénétration est de 40% dans les logements neufs, après avoir atteint près de 70%, et à des mesures ponctuelles comme l’interdiction des lampes à incandescence.

 

Ralentissement économique oblige, le secteur industriel voit sa consommation baisser de 2,5% en un an. Une évolution toutefois moins marquée que dans le passé. La chute est particulièrement forte dans les secteurs du papier carton (-7,3%), de l’automobile (-2,5%) et de la sidérurgie (-1,7%). Grâce à une activité en hausse, la demande de la chimie bondit de près de 2%.

 

Une pointe d’inquiétude à noter, la thermosensibilité (puissance appelée lorsque le mercure baisse de 1°C) augmente encore de 100 mégawatts, pour passer à 2.400 MW.

 

Une production d’ENR tirée par l’hydraulique

 

Paradoxe, la production d’électricité a augmenté de 1,7% l’an dernier, alors que la puissance installée a diminué de 0,7%, suite à la fermeture de 2.251 MW de centrales thermiques classiques.

 

2013 a par ailleurs vu la part d’énergies renouvelables (ENR), grande hydraulique comprise, atteindre 20,7% de la consommation française: son plus haut niveau depuis 6 ans. Si l’on enlève la part de l’électricité importée, elle tombe toutefois à 18,6%. «Nous sommes en mesure d’atteindre l’objectif de 27% fixé pour 2020», estime toutefois Dominique Maillard.

 

La hausse des ENR a été tirée par la progression de la production hydroélectrique (75,7 TWh contre 63,8 TWh en 2012, +18,7%). Les barrages et les centrales au fil de l’eau représentent désormais 13,8% de la production électrique tricolore.

 

L‘éolien progresse moins vite que les années précédentes. Ce qui ne l’a pas empêché d’enregistrer un maximum historique de 6.440 MW le 23 décembre dernier. Totalisant désormais 8.143 MW, le parc éolien a produit l’an dernier 15,9 TWh, soit 2,9% de l’énergie électrique produite.

Le photovoltaïque (4,6 TWh pour une puissance installée de 4.298 MWc) a quant à lui progressé de 16,2% mais ne représente que 0,8% de la production nette.

 

Les centrales thermiques à flamme ont injecté 44,7 TWh soit 8,1% de la production nationale. Le charbon est d’ailleurs en hausse (+14%), à l’inverse du fioul (-19,2%) et du gaz naturel (-18,9%), «en raison du contexte de prix sur le marché des matières premières, lié à l’essor des gaz de schiste aux Etats-Unis», note la filiale d’EDF, qui ajoute qu’avec un total de 29,1 millions de tonnes, les émissions de CO2 de la production électrique restent stables.

 

Au total, le nucléaire reste très largement prédominant, avec 73,3% de la production électrique française (403,7 TWh).

 

Des exportations croissantes

 

Avec 47,2 TWh vendus à l’extérieur, la France reste le plus grand exportateur d’électricité d’Europe, enregistrant une hausse de 6,8% de ses exportations par rapport à 2012. Deux bémols: «Certains jours, l’Hexagone est importateur net d’électricité», constate Dominique Maillard. Par ailleurs, l’Allemagne affiche désormais un bilan exportateur net avec la France (de 9,8 TWh): la «faute» à ses éoliennes et à ses centrales à charbon, dont le coût de production est certains jours particulièrement bas.



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