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La composition des PM2,5 modifie l’impact sur la santé

Le 02 septembre 2008 par Agnès Ginestet
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Il est admis que l’exposition aux particules fines de diamètre inférieur à 2,5 micromètres (PM2,5) est associée à une augmentation de la mortalité. Une étude publiée dans la revue Epidemiology montre que la composition de ces particules joue également un rôle.

Les auteurs ont en effet associé dans 25 communautés américaines une hausse de 0,74% de la mortalité non–accidentelle avec augmentation de 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3) de la concentration moyenne de PM2,5 sur 2 jours. Ce lien s’avère toutefois plus faible dans l’ouest du pays (0,51%) que dans l’est (0,92%), et atteint sa valeur maximale au printemps avec 1,88%. Il est renforcé lorsque les PM2,5 contiennent de l’aluminium (0,58%), de l’arsenic (0,55%), des sulfates (0,51%), du silicium (0,41%) ou du nickel (0,37%). Un mélange d’aluminium, sulfates et nickel altère également l’effet des PM2,5 sur la santé.

Au final, les auteurs concluent que la masse seule ne suffit pas à évaluer les risques sanitaires générés par une exposition aux PM2,5, et que certains composés chimiques modifient leur lien avec la mortalité.

(1) «The role of particle composition on the association between PM-2,5 and mortality», Franklin, Meredith; Koutrakis, Petros; Schwartz, Joel; Epidemiology. 19(5):680-689, September 2008.


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