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La Commission veut lutter contre les PM 10

Le 21 janvier 2005 par Claire Avignon
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Suite au décret du 15 février 2002 relatif à la qualité de l'air et à ses effets sur la santé et l'environnement, la valeur limite d'émission des particules fines est passée en France de 44 microgrammes par mètre cube à 40 µg/m3. La Commission européenne se préoccupe de plus en plus des impacts sanitaires de ces particules.

Depuis que le chercheur autrichien Markus Amann a présenté en octobre une étude sur les risques sanitaires liés aux particules fines, la Commission européenne a décidé de renforcer son action contre ces polluants. Elles sont aussi appelées PM pour "particulate matter", différenciées selon leur diamètre aérodynamique: PM 10 pour les particules dont le diamètre est inférieur à 10 microns, et PM 2,5, inférieur à 2,5. Emises par le phénomène de combustion, les principales sources en France sont pour les PM 10 l'agriculture et la sylviculture, avec 31% des émissions causées en particulier par les labours, selon le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa). L'industrie manufacturière est le deuxième émetteur de PM 10 avec 30% de rejets en partie dus au secteur du BTP. Les secteurs résidentiel et tertiaire rejettent des PM 2,5 (24%) et des PM 1,0 (51%) par la combustion du bois, du charbon et du fioul. Avec la combustion du gasoil, le transport routier est responsable de 19% et 22% des émissions de PM 2,5 et 1,0. L'agriculture (respectivement 22% et 5%) et l'industrie manufacturière (18% et 16%) sont les moins émettrices de PM 2,5 et 1,0. Depuis 1990, les émissions de particules fines diminuent régulièrement.

Ce type de particules apparaît plus dangereux pour la santé que les particules totales en suspension (TSP): plus fines, elles peuvent franchir la barrière nasale et atteindre plus profondément les poumons. En outre, des études récentes ont montré que ce sont moins les pics de pollution de l'air qu'une exposition longue à l'ozone et à ces particules fines, même à de faibles concentrations, qui sont à l'origine de problèmes sanitaires. On associe actuellement les PM 2,5 à une augmentation de la mortalité (baisse de l'espérance de vie de neuf mois), en particulier par des troubles cardio-vasculaires et cardio-pulmonaires.

En 2002, douze des quinze Etats membre de l'Union européenne ont dépassé les valeurs limites fixées par la directive européenne du 22 avril 1999. Depuis le 1er janvier 2005, les valeurs limites sont devenues encore plus sévères avec une moyenne annuelle de 40 µg/m3 au lieu de 44 en 2002 et une moyenne journalière ne devant pas aller au-delà de 35 dépassements annuels de 50 µg/m3 au lieu de 65 µg/m3 précédemment. Selon le communiqué de la Commission européenne, la baisse effective des particules fines proviendra d'une meilleure gestion du trafic routier et de normes strictes pour le chauffage domestique et l'utilisation de carburants polluants en ville. La norme Euro 5 pour les véhicules neufs devrait inclure une réduction drastique des particules fines en 2008. Le plan Clean air for Europe (Cafe) sera adopté à la mi-2005.




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