La Commission s’interroge sur les portables pour enfants

Le 28 juillet 2006 par Laure Pollez
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Une consultation publique européenne est lancée à propos des risques de l'usage des téléphones portables par les enfants. D'ici le 16 octobre 2006, les contributions d'associations de protection de l'enfance, de parents ou de consommateurs, d'opérateurs de réseau mobile, de fournisseurs de contenus, de fabricants de téléphones et de réseaux, et de régulateurs, sont notamment sollicitées pour recueillir des données factuelles et l'opinion des différentes parties prenantes sur le type de risques que courent les enfants. Seront également envisagées les possibilités d'action, en particulier à l'échelon européen, la Commission ne cachant pas sa préférence pour l'autorégulation.

On peut s'étonner, cependant, que cette consultation, lancée par la Commissaire responsable de la société de l'information et des médias, Viviane Reding, se concentre sur les problèmes liés aux contenus et aux comportements, tels que l'accès à un contenu préjudiciable ou illicite, le harcèlement, le respect de la vie privée des enfants et le risque de factures très élevées. A priori, rien n'est dit sur le risque sanitaire. L'association française Agir pour l'environnement, entre autres, promet de mettre ce sujet à l'agenda. «Si l'objet de cette réglementation, c'est simplement de promouvoir le développement du portable pour enfants, il y aura controverse», explique Stéphen Kerckhove, car «s'il y a bien un risque reconnu en téléphonie mobile, c'est bien le risque sanitaire couru par les enfants».

Il cite par exemple le rapport Zmirou présenté par la direction générale de la santé en 2001. L'association regrette «l'absence durable des pouvoirs publics français sur ce dossier», soulignant que la France se contente souvent de revues de rapports sans effectuer d'études épidémiologiques elle-même.



Pour mémoire, dans un rapport publié en 2005, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a préconisé de «chercher tous les moyens de limiter l'exposition des enfants au niveau le plus bas possible», et elle a demandé que «des règles précises régissent la commercialisation des téléphones mobiles en direction des populations captives que sont par exemple les enfants». Selon une enquête Eurobaromètre de mai 2006, en Europe, 70% des jeunes âgés de 12 et 13 ans et 23% des enfants âgés de 8 et 9 ans possèdent leur propre téléphone portable.




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