La Commission dresse un bilan sombre de la politique environnementale de l’UE

Le 09 juillet 2009 par Victor Roux-Goeken
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Malgré le fait que l’environnement est une politique prioritaire de l’UE, que ce thème intervient de plus en plus dans les politiques communautaires, que les Etats sont tenus d'utiliser les fonds communautaires à des fins notamment environnementales, «les tendances à la dégradation de l’environnement ne s’inversent pas», constate la Commission européenne.

Dans une communication inhabituellement pessimiste du 24 juin, l’exécutif européen dresse un bilan thématique de sa politique environnementale en 2008. En matière de changement climatique, l’UE a adopté son paquet Climat-énergie, un règlement sur les émissions de CO2 des automobiles. Pourtant, «l'Union européenne est toujours responsable d'environ 10,5 % des émissions mondiales et les efforts qu'elle déploie ne suffiront pas à atténuer [ces] effets (…) si de nouvelles mesures ne sont pas prises au niveau mondial».

Il en va de même en matière de biodiversité. Les 17% du territoire européen couverts par le réseau de zones protégées Natura 2000, les 50% des fonds du programme financier Life+ alloués à des projets de préservation de la biodiversité dans l'UE, la directive-cadre sur l’eau, les réformes successives de la Politique agricole commune… Rien n’y fait: «La diversité biologique continue de diminuer en Europe» et «il est très peu probable que l'on parvienne, au train actuel, à mettre fin à la perte de biodiversité d'ici 2010, comme cela avait été pourtant prévu», constate l’exécutif bruxellois.

La Commission passe aussi en revue ses efforts internationaux: lutte contre le déboisement et extension de l’initiative intitulée «Application des réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux» (Flegt), réduction de l’érosion de la biodiversité dans le monde, où les efforts sont encore nombreux. Il en va de même au niveau communautaire: règlement Reach, consommation et production «durables», émergence d’une «société du recyclage»…

Elle dresse aussi la liste de ses principaux chantiers à venir: la mise en place d’un système d’échange de quotas d’oxydes d’azote (NOx) et de soufre (SO2) similaire à celui du CO2; la bonne mise en œuvre des directives-cadres sur l’eau et pour le milieu marin; la fin de la période de transition dont ont bénéficié les nouveaux Etats membres pour appliquer des éléments fondamentaux de la législation sur l'environnement, «ce qui impose de redoubler de vigilance».


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus