La Commission consulte sur son avis sur les effets des champs électromagnétiques

Le 06 février 2014 par Marine Jobert
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L'EFSA nourrit peu d'inquiétudes sur les effets sanitaires des radiofréquences.
L'EFSA nourrit peu d'inquiétudes sur les effets sanitaires des radiofréquences.
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Le Comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux (CSRSEN) –un des comités scientifiques indépendants qui conseillent la Direction générale de la santé et des consommateurs- lance une consultation publique sur un avis préliminaire consacré aux effets sanitaires potentiels des champs électromagnétiques. Objectif: actualiser son dernier avis, qui date de 2009. A l’époque, le CSRSEN avait estimé que le lien entre les radiofréquences utilisées dans les technologies de communication «sans fil» et l’augmentation des cancers au sein de la population était peu probable. Mais il appelait à la réalisation de nouvelles études pour clarifier les effets de la téléphonie mobile chez les enfants et chez les adultes ayant un usage fréquent, et pour une exposition à long terme, au-delà de 10 ans.

 

En matière d’exposition des populations aux radiofréquences des technologies «sans fil», le comité ne semble pas avoir trouvé dans la littérature scientifique, après 5 ans, de quoi changer d’avis. «Les études épidémiologiques sur les radiofréquences ne font pas apparaître de façon claire un risque accru de tumeurs cérébrales ou d’autres cancers de la tête ou de la région du cou, tout comme des tumeurs malignes notamment chez les enfant.» Des études antérieures avaient souligné des suspicions de lien entre exposition aux RF et un risque accru de gliome et de neurome acoustique chez les utilisateurs intensifs de téléphone portable (jusque même récemment avec cette étude suédoise). Tout en ne fermant pas la porte quant au neurome acoustique, le comité estime que les preuves autour du gliome vont décroissant. En juin 2011, le groupe d'experts réunis par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), qui fait partie de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), avait pour sa part classé comme «cancérogènes possibles» les champs électromagnétiques de radiofréquence, y compris ceux de la téléphonie mobile.

 

Les fonctions cognitives ou reproductives (même en présence d’effets athermiques) ne sont pas affectées par l’exposition, à court et long terme, aux RF, assure le comité. Quant aux «symptômes attribués par certaines personnes à l’exposition aux RF [les électrosensibles], ils peuvent parfois engendrer de graves détériorations de leur qualité de vie. Cependant, les recherches conduites depuis le dernier avis viennent conforter la conclusion selon laquelle l’exposition aux RF n’est pas causalement liée à ces symptômes, mais que la conscience ou la croyance d’être exposé suffit à déclencher ces symptômes». Des conclusions qui concernent tant les adultes que les enfants et les adolescents, ajoute le Comité.

 

Les parties prenantes ont jusqu’au 16 avril 2014 pour apporter leurs contributions aux débats.

 

 



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