La Commission Barroso II approuvée par le Parlement

Le 10 février 2010 par Sabine Casalonga
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Mardi 9 février, le Parlement européen a élu la nouvelle Commission présidée par le Portugais José Manuel Barroso avec 70% des voix (488 pour, 137 contre et 72 abstentions). Elle restera en fonction jusqu'au 31 octobre 2014.

La Commission Barroso I avait été élue en novembre 2004 avec 66% des voix. Les 27 commissaires auditionnés par le Parlement au cours du mois de janvier, regroupent notamment le Slovène Janez Potočnik à l’environnement, la Danoise Connie Hedegaard à l’action pour le climat, et l’Allemand Günther Oettinger à l’énergie (1,2).

Le Parti populaire européen (PPE), les Socialistes et démocrates (S&D) ainsi que l’Alliance des démocrates et libéraux pour l’Europe (ADLE) ont voté pour, tandis que les Verts/Alliance libre européenne (ALE), la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) et Europe libertés démocratie (EFD) ont voté contre. Le groupe des Conservateurs et réformateurs européens (ECR) s’est abstenu.

«C'est la première fois dans notre histoire que nous procédons à l'investiture de la Commission européenne en tant que véritable co-législateur», a déclaré le président du Parlement, Jerzy Buzek. José Manuel Barroso a souligné que la «période exceptionnelle actuelle», avec la crise économique, le changement climatique et les questions de sécurité énergétique, impliquait «un temps de l'audace».

Les Verts/ALE dénoncent dans un communiqué une Commission «sans vision ni détermination», qui ne serait pas à la hauteur des défis actuels liés aux crises économiques, sociales et environnementales. L’eurodéputé Daniel Cohn-Bendit (Verts/ALE) a dénoncé «une coalition d'hypocrites», estimant que les députés des trois plus grands groupes (PPE/S&D et Libéraux) allaient voter pour une Commission qu'ils ne soutiennent pas vraiment. Rebecca Harms, co-présidente des Verts, a déclaré: «Barroso a attribué ses portefeuille sans réelle prise en compte des compétences des commissaires. Pire, il a changé certains commissaires de postes où ils avaient pourtant fait du bon travail.» Les Etats sont également accusés d’avoir proposé des commissaires sur la base de calculs liés à la politique nationale.

(1) Dans le JDLE «Les eurodéputés passent les futurs commissaires à la question» ;
(2) Dans le JDLE «Les émissions des transports dans le collimateur de la commissaire au climat»


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