La Commission a de l’ambition pour l’écolabel

Le 20 juin 2006 par Claire Avignon
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ECOLABEL
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La Commission européenne vient de publier un plan de travail qui doit permettre de développer le label écologique européen.

«Dissocier les pressions sur l'environnement et la croissance économique»: ce vaste programme lancé par les Vingt-Cinq grâce à de nombreuses politiques plus ou moins efficaces apparaît loin d'être achevé. L'un des outils créé par l'Union fête cette année ses 14 ans. Il s'agit du label écologique. Malgré son âge que l'on peut presque qualifier de canonique à l'échelle de l'histoire de l'éco-consommation, l'éco-label dont le sigle est une fleur munie de deux symboles européens (l'euro et les 12 étoiles) connaît encore un succès confidentiel, avec 400 millions d'articles vendus en 2004. La Commission en convient elle-même dans son nouveau plan de travail publié dans le Journal officiel de l'Union européenne du 14 juin: «Il apparaît clairement que le label écologique communautaire n'a pas encore pénétré le marché d'une manière satisfaisante.»

Malgré ces débuts peu prometteurs, la Commission affiche dans son nouveau plan un objectif ambitieux: rapprocher la part de marché des produits éco-labellisés, actuellement de 1%, de son «potentiel théorique» estimé entre 5 et 25% selon la catégorie du produit. Stavros Dimas, commissaire européen à l'environnement, veut également augmenter d'au moins 50% par an la valeur et/ou le nombre des articles porteurs du label. Des mesures pour atteindre ces objectifs sont aussi annoncées, mais il apparaît délicat de mesurer leur réel intérêt.

La Commission veut d'abord améliorer la visibilité du label, notamment en amenant, en 5 ans, le nombre de catégories de produits (lave-vaisselle, ampoules, etc.) de 23 à plus de 30. Une liste prioritaire a d'ores et déjà été dressée. Elle inclut une vingtaine de catégories dont les jouets et jeux, les pneumatiques, les produits sanitaires, les systèmes de chauffage de l'eau, etc. Le développement de la Fleur doit aussi passer par un rapprochement avec d'autres réglementations européennes, comme la proposition de la directive sur l'éco-conception des produits consommateurs d'énergie ou la décision concernant le label «Energy star» pour le matériel de bureau. La commission environnement n'a pas oublié les PME puisqu'elle prévoit de mettre en place des réseaux de soutien pour qu'elles se voient attribuer davantage de labels européens.

D'après le plan de travail, chaque Etat membre devra s'investir dans la promotion de l'éco-label, en menant des actions ciblant les détaillants et les responsables des marchés publics, en contribuant à une meilleure coordination avec les labels nationaux (NF environnement en France) et en établissant des alliances avec les parties intéressées (ONG, producteurs, associations de consommateurs). Avec le Comité de l'Union européenne pour le label écologique (Cuele) et la Commission, les Vingt-Cinq devront enfin «se fixer comme priorité de participer au processus d'évaluation et de révision du système d'attribution du label.»




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