La coloration des cheveux associée à un risque de cancer

Le 27 juin 2006 par Claire Avignon
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Une équipe européenne vient d’associer la survenue des lymphomes avec l’utilisation de teinture pour les cheveux. Un risque qui se révèle plus important avant les années 1980.

Le risque de lymphome chez les utilisateurs de coloration pour les cheveux serait de 20% supérieur à celui des autres. Et ce risque atteint 62% pour les malades qui ont commencé à se teindre avant 1980. Ce sont les principales conclusions d'un article scientifique paru dans le numéro de juillet de l'American journal of epidemiology. Les travaux, menés par Silvia de Sanjosé, de l'Institut d'oncologie de Catalogne, ont porté sur plus de 2.300 malades vivant dans 6 pays (Allemagne, Espagne, France, Irlande, Italie, République tchèque) grâce au concours d'équipes de recherche nationales.

«Le risque n'est pas très important, il n'est donc pas nécessaire d'alarmer la population. Mais comme beaucoup de gens utilisent des produits colorants, il faut que les agences indépendantes européennes maintiennent leur vigilance sur ce sujet», estime la chercheuse espagnole. Elles pourraient notamment se pencher sur le risque lié à chaque produit utilisé dans les teintures.

Toujours selon Silvia San José, la fin des années 1970 et le début des années 1980 correspondent à une évolution vers une réglementation plus stricte en matière de coloration pour les cheveux. «D'après l'analyse de nos données, on ne peut pas expliquer cette hausse du risque de lymphome par la seule période de latence qui existe, par exemple, dans le cas des maladies liées à l'amiante.»

Cette recherche s'inscrit dans une réflexion plus générale de l'Institut d'oncologie de Catalogne sur la hausse de l'incidence des lymphomes observée en Europe, mais aussi en Australie et aux Etats-Unis. Trois facteurs sont en jeu, explique l'Espagnole. D'abord, le diagnostic est devenu plus fiable, et détecte davantage de cas. On sait aussi que les personnes affectées par le sida ont un risque élevé de souffrir d'un lymphome. «Mais cela n'explique que 5% des cas», précise Silvia de Sanjosé. «Nous pensons que la hausse des cas de lymphomes s'explique par le fait que la société industrielle a changé nos habitudes. Dans ce cadre, nous évaluons les associations avec les colorations pour les cheveux, mais aussi les pesticides, l'alcool, le tabac, etc.»




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