La CJUE confirme le principe du pollueur-payeur
Le 11 mars 2010 par Sabine Casalonga
Sites & Sols, Politique & Société, Sites et sols naturels, Sites et sols industriels, Droits/Fiscalité Sites & Sols La Cour a estimé que les autorités nationales avaient le droit de «présumer l'existence d'un lien de causalité entre des exploitants et une pollution constatée» sans avoir établi une faute des exploitants mais à condition de disposer «d'indices plausibles tels que la proximité de l’installation de l’exploitant avec la pollution». Elle confirme ainsi le principe du pollueur-payeur inscrit dans la directive sur la responsabilité environnementale de 2004 (1).
La Cour avait été saisie par un tribunal administratif italien après que plusieurs entreprises pétrochimiques (2) de la région de Priolo Gargallo (Sicile) eurent contesté, par le dépôt d’un recours, leur condamnation à réparer la pollution récurrente dans la rade d'Augusta.
(1) Directive 2004/35/CE du 21 avril 2004, sur la responsabilité environnementale en ce qui concerne la prévention et la réparation des dommages environnementaux
(2) Les entreprises Raffinerie Mediterranee (ERG) SpA, Polimeri Europa SpA, Syndial SpA et ENI SpA
2 réactions
Bérard Jean-Daniel | 11/03/2010 - 19H35
themis Je croyais que le directive 35/2004 ne portait que sur les dommages aus plantes et à la faune ( ne sont pâs sujets de droit en général) , mais ne concernait pas la santé humaine.
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Bérard Jean-Daniel | 11/03/2010 - 19H28
reggio03 C'est sûr. Dans un assassinat , c'est la personne la plus proche du lieu du crime qui est responsable de ce crime et cela dispense d'une enquête réelle. Cela économise des inspecteurs. Bravo à la CJCE qui pense à nos deniers.
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