La Cites interdit tout commerce du pangolin

Le 28 septembre 2016 par Romain Loury
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Un espoir pour les huit espèces de pangolin
Un espoir pour les huit espèces de pangolin

Premier succès notable, ce mercredi 28 septembre, à la 17ème conférence des parties de la Cites[i] qui a débuté samedi à Johannesburg: les huit espèces de pangolins, africaines asiatiques, ont été transférées à l’annexe 1, statut qui interdit tout commerce international de ces espèces sauf dérogation spécifique -notamment à des fins de recherche.



[i] Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction

 

Utilisés dans la pharmacopée et la cuisine chinoises, les pangolins, en particulier les quatre espèces vivant en Asie, ont vu leurs effectifs fondre ces dernières années –deux sont «en danger critique» dans la Liste rouge des espèces menacées, les deux autres «en danger». Ce qui pousse les trafiquants à se tourner désormais vers les quatre espèces africaines, toutes «vulnérables» et en déclin.

Depuis 1994 à l’annexe 2 de la Cites, celle des espèces dont le commerce «peut être autorisé et doit dans ce cas être couvert par un permis d'exportation ou un certificat de réexportation». Ce qui n’empêche en rien le trafic, en raison de lois mal appliquées et de peines peu sévères. Dernier épisode en date, la découverte, fin août, de 657 pangolins congelés sur l’île de Java (Indonésie).

Décision quasi-unanime

Grâce au transfert à l’annexe 1, tout commerce, hormis dérogation spéciale, sera désormais interdit. Une décision prise à l’unanimité, mercredi 28 septembre, pour les espèces africaines, mais pas tout à fait pour les asiatiques –seule l’Indonésie s’y est opposée.

Selon Mark Hofberg, chargé de campagne au Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), «cette décision donne un réel espoir d’éviter l'extinction des pangolins (…) La vitesse à laquelle ils sont tués est absolument insoutenable et cruelle. Si rien n’était fait, nous pourrions voir ces créatures étonnantes disparaître en une génération».

Protection maximale pour le macaque de Barbarie

Egalement mercredi, le macaque de Barbarie, seul singe à vivre au nord du Sahara (avec une petite population à Gibraltar), a lui aussi été transféré de l’annexe 2 à l’annexe 1. Classé «en danger», cet animal, dont il ne reste que 6.500 à 9.100 individus au Maroc et en Algérie (contre 23.000 il y a 30 ans), est souvent capturé pour servir d’animal de compagnie en Europe.

Parmi les autres espèces dont le statut sera débattu à Johannesburg, l’éléphant d’Afrique, que plusieurs pays africains souhaitent transférer de l’annexe 2 à l’annexe 1 -à l’exception de la Namibie et du Zimbabwe, qui prétendent vouloir stopper le trafic d’ivoire par sa régulation. Egalement en vue d’une inscription à l’annexe 1, la Cites débattra du lion d’Afrique et du perroquet gris du Gabon.



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