La chrysomèle du maïs sème la colère

Le 14 mars 2012 par Stéphanie Senet
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 Le Bureau européen de l’environnement (EEB) s’inquiète, dans un communiqué du 13 mars, d’un possible recours accru aux pesticides pour lutter contre la chrysomèle du maïs (Diabrotica virgifera), un ravageur présent dans les cultures européennes depuis le début des années 2000.

La direction générale de la santé et des consommateurs (DG Sanco) a en effet proposé de permettre aux Etats et aux agriculteurs d’agir comme ils l’entendent pour lutter contre l’expansion du ravageur. Les larves de la chrysomèle de maïs, présentes à la racine de la céréale, provoquent en effet des dégâts dans les cultures européennes.

Mais selon les ONG regroupées dans l’EEB, le recours aux pesticides peut être évité en pratiquant la rotation des cultures.

«Les syndicats dominants d’agriculteurs font preuve de cynisme en favorisant la propagation du parasite, tout simplement pour servir les intérêts commerciaux de l’industrie des pesticides alors qu’ils devraient défendre l’intérêt à long terme des agriculteurs», a déclaré François Veillerette, président du Pesticide Action Network (PAN) Europe.

Le maïs, principalement utilisé pour nourrir les animaux, recouvre 14 millions d’hectares en Europe. Il représente l’une des cultures les plus intensives. En moyenne, 22% des terres ne font l’objet d’aucune rotation. Pour limiter l’expansion du ravageur, les agriculteurs utilisent des insecticides dans les sols et dans l’air, comme les pyréthrinoïdes et les organophosphorés, qui tuent les insectes et contaminent les eaux et les sols. Au contraire, l’EEB estime que sa propagation peut être contrôlée sur le mode d’une agriculture durable, en privilégiant la rotation des cultures.



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