La Chine refuse la médaille d'or de plus gros émetteur de CO2

Le 20 juillet 2010 par Thérèse Rosset
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

La Chine serait devenue le premier consommateur d’énergie au monde en 2009, devant les Etats-Unis. C’est ce qu’a déclaré Fatih Birol, l'économiste en chef de l'Agence internationale de l’énergie (AIE) au Financial Times et au Wall Street journal le 19 juillet. Cette affirmation a provoqué la colère de Pékin, qui la dément fermement aujourd’hui 20 juillet.

Cette guerre des chiffres intervient après la publication d’un rapport de l’AIE le 15 juillet, qui révèle que la Chine doit atteindre son pic d’émission de dioxyde de carbone (CO2) en 2020.

Si elle ne le fait pas, la communauté internationale ne parviendra pas réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Les critiques n’ont pas tardé à se faire entendre : « cette exigence forcera la Chine à sacrifier sa croissance économique », se sont inquiétées les autorités chinoises.

Le pays est en effet encore dépendant à 70% du charbon, ce qui représente une grande partie de sa production d’énergie. Le 19 juillet, l’AIE a apporté des précisions à son rapport et annonce que la République populaire a utilisé 2,252 milliards de tonnes d’ « équivalent pétrole » (pétrole brut, nucléaire, charbon, gaz naturel, hydroélectrique) en 2009. Soit plus de 4% que la consommation des Etats-Unis (2,170 milliards de tonnes).

« Ce rapport est douteux » a déclaré Zhou Xian, de l’administration de l’Energie chinoise. Le Bureau national des statistiques de Chine avait recensé 2,132 milliards de tonnes d’équivalent pétrole en 2009. Ce qui la placerait cette fois en deuxième place après les Etats-Unis. L’AIE a précisé que ses chiffres étaient encore préliminaires, mais que la « tendance était établie ».. La Chine n’aurait en effet amélioré son efficacité énergétique que d’ 1,7% par an depuis dix ans. Contre 2,5% par an pour les Américains.

Même si l’AIE reconnaît que la République populaire a fait des efforts, notamment dans le développement des énergies renouvelables, elle estime qu’ils ne sont pas suffisants. « Si les Chinois atteignent leur pic d’émission en 2030 ou 2035, le climat mondial le paiera cher » a averti Nobuo Tanaka, directeur de l’AIE jeudi dernier.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus