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La Chine (r)ouvre des marchés de polluants de l’air

Le 10 janvier 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pollution de l'air à Pékin.
Pollution de l'air à Pékin.
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Décidément, la Chine s’est prise de passion pour les bourses d’actifs environnementaux. Après avoir ouvert 7 marchés de quotas de CO2, l’an passé, l’Empire du milieu s’apprête à lancer des marchés de permis d’émission d’oxydes d’azote et de soufre, comparables au système mis en place aux Etats-Unis dans les années 1990.

Régulièrement interpellé par la société civile, le gouvernement chinois veut engager, enfin, une véritable politique d‘amélioration de la qualité de l’air. Dans une déclaration, largement reprise par la presse locale, le ministre chinois de la protection de l'environnement a indiqué, jeudi 9 janvier, que les rejets de dioxyde de soufre devront baisser de 2% entre 2013 et 2014. Sur la même période, Pékin veut aussi réduire de 5% les émissions d’oxydes d’azote.

Pour y parvenir, Zhou Shengxian a indiqué que la réglementation serait renforcée et que des plates-formes d’échange de quotas de dioxyde de soufre et d’oxydes d’azote seraient ouvertes. Il aurait pu dire rouvertes. Car la Chine est loin d’être une débutante en la matière. Initiée par l’agence de protection de l’environnement américaine (EPA), à la fin des années 1990, elle a créé plusieurs petits marchés régionaux du permis d’émission de polluants industriels. Une vingtaine est encore en activité, sans que cela n’ait infléchi les volumes de pollutions de l’air, notamment urbaines.

Selon le 12e plan quinquennal chinois (2011-2015), les émissions d’oxydes d’azote devront avoir diminué de 10%.



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