La Chine découvre le risque nucléaire

Le 22 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La centrale de Daya Bay est l'une des mieux exploitée du palier 900 MW.
La centrale de Daya Bay est l'une des mieux exploitée du palier 900 MW.

Fukushima fait aussi des vagues sur l’autre rive de la mer Jaune. En fin de semaine dernière, indique Libération, le ministère chinois de l’environnement a publié un rapport sur la sûreté de son parc électronucléaire. A l’instar de ce qu’ont réalisé les pays nucléaire de l’Union européenne, la Chine a mené, au printemps, les stress tests des 15 réacteurs en service et des 26 en cours de construction.

Le résultat de ces examens complémentaires de sûreté est consigné dans le rapport ministériel. Inquiétant? Pas plus (ni moins) que ce que l’on a pu lire, ces dernières semaines, en Europe [JDLE]. Non, affirment les autorités chinoises, les réacteurs de l’Empire du milieu ne peuvent résister à toutes les agressions extérieures, comme des séismes de très forte magnitude. Il faut donc les renforcer.

En Chine, le montant des investissements est d’ailleurs fixé. Pour mettre le parc national «aux normes internationales» de sûreté (lesquelles n’existent pas d’ailleurs), les exploitant devront investir l’équivalent de 10 milliards d’euros d’ici 2020. Est-ce vraiment surprenant? Pas vraiment.

Près du tiers du parc nucléaire en service est composé de réacteurs d’origine française. Les fameux M310, qui équipent les centrales de Daya Bay et de Ling Ao sont des copies, un peu améliorées, du palier 900 mégawatts français. Et elles sont, en outre, plutôt bien exploitées. Depuis 1999, aime-t-on rappeler en Chine, les opérateurs des deux tranches de Daya Bay ont remporté 29 fois le premier prix du concours informel de sûreté auquel participent toutes les équipes de conduite des réacteurs conçus par EDF.

Pour autant, comme leurs homologues français (et cela vaut aussi pour les VVER russes, les Candu canadiens et les réacteurs chinois qui fournissent le reste du parc nucléaire chinois), les M310 ne sont pas protégés contre de violentes inondations, des coupures prolongées de l’alimentation électrique ou des maxi tremblements de terre. Reste le montant évoqué par Beijing (10 Md€), qui correspond exactement à celui avancé par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française pour l’amélioration du parc français, lequel comprend 58 tranches, contre 41 pour la Chine de 2020 [JDLE].



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