La Chine croit en l’efficacité énergétique

Le 19 février 2014 par Stéphanie Senet
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Pékin est désormais le 1er investisseur au monde, devant les Etats-Unis
Pékin est désormais le 1er investisseur au monde, devant les Etats-Unis

C’est une première. Avec 4,3 milliards de dollars (3,1 Md€) en 2013, la Chine est devenu le premier investisseur mondial en matière d’efficacité énergétique, selon une étude publiée par Bloomberg New Energy Finance (BNEF) le 18 février.

L’Empire du milieu a désormais dépassé les Etats-Unis dont le montant des investissements ne cesse de décliner, pour atteindre 2,6 Md€ l’an passé.

La Chine peut atteindre 80% d’ENR en 2050
Dans l’Empire du milieu, les énergies renouvelables pourraient produire 80% de l’électricité consommée en 2050, selon un rapport publié ce 19 février par le WWF Etats-Unis. Le gain serait faramineux puisque les émissions de gaz à effet de serre du secteur électrique diminueraient ainsi de 90% par rapport aux projections actuelles. L’étude précise que ce grand bond serait sans incidence sur la fiabilité du réseau ou sur la croissance économique. La balle est dans le camp politique.

L’enveloppe mondiale consacrée à la maîtrise de la demande d’énergie a atteint 10,8 Md€. Les investissements chinois en représentent près d’un tiers, ce qui a permis d’installer près de 250 millions de compteurs intelligents dans les foyers.

En Europe, l’année 2013 a été marquée par un important contrat d’installation de ces smart meters au Royaume-Uni. De son côté, la France a lancé son appel d’offres européen pour lancer la production de Linky. En Allemagne, on achève une analyse coût-bénéfices.

 

Les compteurs intelligents ne sont pas les seuls équipements concernés. Les investissements en faveur de l’automatisation de la distribution ont progressé de plus de 20% pour atteindre 3,9 Md€.

Côté prospective, l’étude de BNEF conclut à une poursuite du déploiement des compteurs chinois jusqu’en 2017 ainsi qu’à leur essor en Corée, en Inde, au Japon et en Asie du Sud-est.

Les Etats-Unis entreront pour leur part dans la deuxième phase du dispositif d’efficacité énergétique, c’est-à-dire l’intégration de l’information. Les données collectées par les compteurs doivent notamment permettre aux opérateurs de mieux gérer les arrêts et de personnaliser l’offre en fonction des besoins des ménages.

Enfin, l’Europe, «ce géant endormi du réseau intelligent» comme la nomme BNEF, devrait voir passer le nombre de ses compteurs communicants de 55 M€ à 180 M€ en 2020. L’étude estime que l’Espagne représentera, en 2014, le marché le plus actif. Elle sera suivie par le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France d’ici fin 2015.

 

 

 



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