La chimie végétale, un investissement d’avenir

Le 29 avril 2011 par Geneviève De Lacour
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 «Dans un contexte de raréfaction et de forte variation du coût des énergies fossiles, ’la chimie du végétal’ doit contribuer à rendre moins vulnérable l’industrie chimique classique aujourd’hui très fortement dépendante des ressources fossiles.» Le gouvernement et le Commissariat général à l'investissement, en lien avec l'Ademe, ont annoncé mercredi 27 avril, dans un communiqué, le lancement de l'appel à manifestations d'intérêt dédié à la «chimie du végétal» dans le cadre du programme d'investissements d'avenir.

 
Une action qui s'inscrit dans le cadre des «démonstrateurs et plates-formes technologiques en énergies renouvelables et décarbonées», dotée de 1,35 milliard d'euros.
 
En 2007, l'industrie chimique française s’était engagée à utiliser, d’ici 2017, 15% de matières premières d'origine végétale dans ses procédés industriels ainsi qu’à diversifier les ressources utilisées (ressources agricoles, en particulier non alimentaires, et lignocellulosiques, déchets et co-produits).
 
Mais à ce jour, seules 8% des matières premières sont d’origine renouvelable.
 
«Les enjeux sont aujourd’hui d’élargir le panel de produits issus de ces nouvelles ressources ou produits ‘biosourcés’, d’améliorer les bilans (matière, énergétique et environnemental) et la productivité de la filière et d’en réduire les coûts, notamment par une diversification des ressources et une valorisation des co-produits et déchets», précise le communiqué. L'appel est structuré autour de trois thématiques principales: les intermédiaires chimiques, les matériaux, et les produits fonctionnalisés (solvants, tensioactifs, lubrifiants, etc.).
 
Les différentes filières de production de produits biosourcés étant à des stades de maturité très hétérogènes, «les travaux pourront concerner des projets de recherche industrielle, des démonstrateurs de recherche ou des expérimentations préindustrielles, afin d'accompagner le passage de l'échelle du laboratoire à l'échelle industrielle». Ainsi, des plates-formes technologiques d'essai sont également visées «afin de mutualiser les équipements et outils d'analyse pour le développement de briques technologiques grâce à l'étude de différentes technologies ciblées sur un verrou, et la réalisation de profils d'écotoxicité afin d'évaluer l'innocuité des produits biosourcés».
 
L'Ademe précise que «seuls les projets dont le montant total des dépenses proposées est supérieur à 2 millions € seront instruits en priorité», les projets de taille inférieure à ce montant pouvant «être orientés vers d'autres dispositifs de soutien public». Les projets seront sélectionnés sur la base des critères suivants: le caractère innovant, la pertinence du choix de l'échelle, la pertinence du projet par rapport aux enjeux économiques, la capacité des solutions expérimentées à être déployées à l'échelle industrielle, la prise en compte de la dimension sociale, sociétale et environnementale, l'impact sur l'écosystème d'innovation et de compétitivité, l'impact de l'intervention publique et la gouvernance.
 
La date de clôture de l'appel à manifestations d'intérêt est fixée au 15 septembre 2011 et les dossiers «pourront être instruits sans attendre la clôture» de l'appel, indique l'Ademe. Sa dotation se «répartit en subventions pour un maximum d'un tiers et en avances remboursables et interventions en capital pour au moins deux tiers».



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