La chasse au loup est ouverte

Le 11 mai 2012 par Stéphanie Senet
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La destruction de 11 loups est autorisée pour l'année
La destruction de 11 loups est autorisée pour l'année

La destruction de 11 spécimens de loup, au maximum, est autorisée pour la période 2012/2013, selon un arrêté publié le 10 mai au Journal officiel.

Le texte précise que l’autorisation vise aussi bien les loups mâles que les femelles, les jeunes que les adultes. Les dérogations aux interdictions de destruction de loups, une espèce protégée, sont délivrées par les préfets suite aux attaques de troupeaux de brebis.

L’arrêté ajoute une condition sur les tirs. Au-delà de 8 loups détruits, les tirs de prélèvement seront interdits. Seuls les tirs de défense seront autorisés.

Ce nouveau plafond est quasiment deux fois supérieur au précédent, qui s’élevait à 6 loups pour la saison 2011/2012 (arrêté du 10 mai 2011). «Cela fait une augmentation de plus de 180% du nombre de loups tuables. Or leur population n’évolue pas à ce rythme selon les données des services de l’Etat», note Jean-David Abel, responsable de la mission Loup à France Nature Environnement.

Un second arrêté précise les 12 départements concernés par une présence éventuelle du loup (3 trois de plus qu’en mai 2011). Il s’agit des Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Drôme, Isère, Pyrénées-Orientales, Savoie, Haut-Rhin, Haute-Saône, Haute-Savoie, Var et Vosges.

Environ 200 loups vivraient actuellement en France. Selon le dernier bulletin de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), 12 cas de mortalité ont été enregistrés l’an dernier (tirs réglementaires, braconnage, mort naturelle ou accidentelle).

Pour mémoire, la directive européenne du 21 mai 1992 rappelle que les arrêtés ministériels autorisant, dans les Etats membres, des prélèvements de loups, doivent répondre à trois critères. Ces opérations ne doivent pas nuire au maintien dans un état de conservation favorable des populations de l’espèce Canis lupus dans leur aire de répartition naturelle. Elles doivent prévenir des dommages importants aux élevages. Enfin, elles ne sont mises en œuvre qu’en dernier recours, c’est-à-dire en l’absence de solution alternative satisfaisante.



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