La certification Habitat et environnement de Qualitel

Le 21 mars 2005 par Claire Avignon
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habitat et environnement
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Née en avril 2003, la certification Habitat et environnement s'est déjà adaptée aux réalités du terrain avec l'introduction de modifications depuis le début de l'année. Le «millésime 2005» apporte quelques changements à cette certification qui devrait concerner 10.000 logements cette année.

A peine mise en place,  la certification Habitat et environnement a été modifiée. «C'est vrai que le contexte réglementaire évolue très vite, accorde Antoine Desbarrières, directeur de l'association Qualitel. Par exemple, nous avons dû intégrer cette année la jurisprudence concernant le confort acoustique. Et en 2006, nous devrons tenir compte de la Réglementation thermique 2005.»  L'autre raison est la nécessité de valoriser le travail des maîtres d'ouvrage qui ont déjà travaillé sur 12.000 logements certifiés. 7.500 l'ont été en 2004, sur un total de 180.000 logements construits en France.

Depuis le 1er janvier, plusieurs points essentiels ont été changés au sein des sept thèmes (1) de la certification. Sur le thème du management, le maître d'ouvrage doit désormais systématiquement avoir recours à une personne compétente dans le domaine environnemental, que ce soit en interne ou grâce à un bureau d'étude. Au moment du chantier, un bilan est exigé, incluant la traçabilité des déchets et les éventuelles réclamations des riverains. Dans le domaine essentiel des émissions de gaz à effet de serre, les performances techniques doivent être inférieures de 8% à celles de la Réglementation thermique 2000, au lieu de 5%. En outre, la récupération des eaux de pluie fait désormais partie de la certification, afin que  l'association Qualitel puisse analyser les retours d'expérience, notamment sur le comportement des usagers. «Nous restons prudents, tempère Antoine Desbarrières. Nous sommes en discussion avec la Direction générale de la santé sur ce point. Et pour l'instant, ce sont les Ddass (2) qui tranchent sur chaque projet.» L'aménagement d'une surface dédiée au tri sélectif dans chaque logement et la prise en compte du confort visuel sont d'autres domaines encore à l'étude.

Grâce à ces modifications, Qualitel espère séduire davantage de promoteurs privés. Sur l'ensemble des opérations, les trois quarts sont des logements sociaux. «Nous avons attiré une quarantaine de promoteurs privés, dont Elige (groupe Vinci), Meunier habitat (BNP Paribas) et Nexity. Mais ils préfèrent pour l'instant des engagements ponctuels alors que certains bailleurs sociaux ont adopté une démarche globale, à l'instar de l'Opac (3) de Villeurbanne.» Selon le directeur de l'association, les sociétés privées doivent se soumettre à une logique de marché. Elles se montrent donc prudentes car elles ne savent pas si leurs clients sont prêts à payer un peu plus cher un logement. Qualitel a calculé que le surcoût lié à la certification est d'environ 1% et peut atteindre 3 à 3,5% si le projet inclut des énergies renouvelables.



(1) Les sept thèmes sont le management environnemental de l'opération, le chantier propre, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le choix des matériaux, l'eau, le confort et la santé et les gestes verts, c'est-à-dire la mise à disposition d'informations pour que les habitants utilisent convenablement leur logement.

(2) Directions départementales des affaires sanitaires et sociales

(3) Office public d'aménagement et de construction




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