- 

La carte de bruit nocturne de Paris est prête

Le 19 octobre 2004 par Christine Sévillano
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Carte-Bruit-Nuit-2048
Carte-Bruit-Nuit-2048

Après avoir cartographié le bruit diurne, Paris a achevé sa carte de bruit nocturne. La transposition de la directive européenne relative à l’évaluation et à la gestion du bruit dans l’environnement (directive "bruit ambiant") en France pourrait toutefois amener les ingénieurs de la ville à en revoir certains aspects.

Bien qu'elle n'ait pas encore été présentée au public, la carte de bruit de Paris version nuit (22-6 heures) est prête. Huit mois ont suffit aux techniciens de la ville de Paris pour mettre cette version au point, contre douze pour la carte diurne (6-22 heures), sortie officiellement le 22 mai 2003. "Nous sommes allés plus vite car nous avions l'habitude du logiciel. Nous avions moins de détails techniques à régler que pour la première carte de bruit", explique Yann Françoise, responsable de la cartographie du bruit routier à la mairie de Paris. Ces deux documents donnent une mesure moyenne journalière des nuisances sonores créées par le trafic routier. Sont exclus les bruits ponctuels comme les klaxons, les manifestations ou les travaux. Les cartes ont été modélisées informatiquement et non à partir de mesures prises sur le terrain. Techniquement, il aurait été délicat de rapporter l'intensité du bruit des 1.700 kilomètres de rues à Paris. Le logiciel utilisé a été façonné et créé pour la Capitale, à partir de nombreuses informations sur les bâtiments, les rues, la qualité du revêtement ou le trafic de véhicules légers. Ces données ont été notamment recueillies auprès de l'Institut géographique national (IGN). L'Insee a fourni les statistiques concernant la population. Paris a été divisée virtuellement en tronçons pour une meilleure analyse. Par exemple, la rue de Rivoli n'a pas été envisagée comme une entité, mais découpée en plusieurs tranches, car elle présente des dénivelés différents et des carrefours plus bruyants que d'autres. Avec toutes ces données, le logiciel est capable de calculer l'intensité des nuisances sonores de manière assez précise. Des vérifications ultérieures ont été effectuées sur le terrain. Le taux d'erreur moyen a été de 1,5 décibels et l'écart maximum entre le modèle et la réalité s'élève à 7 décibels. Depuis sa constitution, la base de données est constamment mise à jour pour intégrer les transformations routières. "On nous demande de modéliser la modification avant qu'elle soit mise en oeuvre pour évaluer l'impact sonore sur l'environnement", explique Yann Françoise. Mais la carte rendue public n'est pas pour autant mise à jour régulièrement. Cet outil constitue une aide à la décision dans l'aménagement urbain parisien.

Un document cartographiant d'autres nuisances comme celles des réseaux ferrés est difficilement réalisable pour le moment car elle nécessite des accords avec le Réseau ferré de France (RFF). Il faudrait surtout s'entendre sur une méthode de mesure commune. Paris a été la première ville à élaborer une carte de bruit. Avant 2007, toutes les agglomérations de plus de 250.000 habitants devront également en établir une comme l'exige la directive "bruit ambiant" en cours de transposition en droit français. Le terme agglomération pose problème car il ne constitue pas une entité administrative en France. Désigne-t-il les communes, les départements, les régions ou des échelons intercommunaux? S'il s'agit de communes, trente-quatre villes devront alors réaliser la leur. De plus, la carte du bruit doit se décliner en trois tranches horaires, décidées par chaque pays selon ses habitudes de vie. Pour l'heure, il n'est pas défini si ces tranches horaires doivent être homogènes sur l'ensemble du territoire.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus