La Californie lutte contre la pollution de l'air intérieur

Le 27 mai 2005 par Claire Avignon
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Suite à un rapport remis en février au California air resources board (Carb), la Californie pourrait très prochainement légiférer dans le domaine encore peu connu de l'air intérieur.

45 milliards de dollars (36 milliards d'euros). C'est ce que coûterait chaque année à la Californie la pollution de l'air intérieur, selon «Report of the californian legislature: indoor air pollution in California» qui reprend et évalue les différentes études scientifiques entreprises sur le sujet. Les impacts sanitaires apparaissent en effet relativement graves. Il s'agit de maladies respiratoires comme l'asthme qui atteint environ 12% de la population californienne, les cancers pour lesquels l'air intérieur serait à l'origine de 240 cas chaque année, etc. Sur les 45 milliards de dollars, 23 milliards (18 milliards d'euros) sont attribués aux maladies cardiaques, 9,6 (7,6 milliards d'euros) à l'exposition au radon, cette substance chimique naturellement radioactive, et 8,5 (6,8 milliards d'euros) au «syndrome du bâtiment malade» (1). De nombreux polluants peuvent provoquer ces effets sur la santé, comme l'amiante, les bactéries, le monoxyde de carbone, les perturbateurs endocriniens, la fumée de cigarette, les composés organiques volatils, etc.

La ventilation des bâtiments ne permet pas de diluer rapidement les polluants qui peuvent se retrouver à des concentrations entraînant des risques sanitaires. Or, les adultes californiens passent environ 87% de leur temps à l'intérieur des bâtiments (maison, bureau). Ainsi, selon plusieurs études scientifiques, les polluants intérieurs ont 1.000 fois plus de chance d'être inhalés que les polluants extérieurs.

Toutefois, même si l'enjeu sanitaire est de taille, les solutions apparaissent simples à mettre en oeuvre. Le rapport donne les résultats des différentes politiques de diminution de la pollution de l'air intérieur, à l'instar d'un programme à Seattle qui a sensibilisé des familles à revenu faible au problème de l'asthme et aux moyens de prévenir cette maladie. Selon les auteurs du rapport, ce programme présente un bilan coûts-bénéfices avantageux, en réduisant considérablement les coûts médicaux. De même, l'utilisation de filtres à air et une meilleure ventilation peuvent élever la productivité des travailleurs tout en diminuant les risques sanitaires. La Californie pourrait se servir de ces exemples pour mettre en place un programme global sur l'air intérieur dans les prochains mois, incluant l'amélioration des systèmes de ventilation, une meilleure maintenance des bâtiments et une meilleure information du public.



(1) «sick building syndrome» en anglais




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