La Caisse des dépôts s’investit dans l’efficacité énergétique

Le 18 juillet 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les exploitants de réseaux de chaud ou de froid pourront postuler au programme 5E.
Les exploitants de réseaux de chaud ou de froid pourront postuler au programme 5E.
TSI

600 millions d’euros en 5 ans. C’est le montant des investissements en faveur de l’amélioration de l’efficacité énergétique qu’ambitionne la Caisse des dépôts avec son programme «5E», présenté en milieu de semaine.

Alors que les groupes de travail de la conférence bancaire phosphorent, la Caisse propose, depuis le milieu de semaine, un mode de financement innovant. Baptisé «5 E» pour «efficacité énergétique et empreinte environnementale des entreprises», ce programme vise à l’amélioration des performances énergétiques et climatiques des entreprises assujetties à la directive Quotas (l’industrie lourde énergivore) et de sites du grand tertiaire, à l’instar de data centers ou d'installations de réfrigération.

CDC climat monteuse de projet

Le système est audacieux. Les industriels souhaitant améliorer le rendement énergétique de leurs installations ou réduire (d’au moins 20%) leurs émissions de gaz à effet de serre mandatent la Vieille dame pour monter un projet d’investissement.

A charge pour sa filiale, CDC Climat, de créer la société de projet, de rechercher prestataires et fournisseurs, de rédiger contrats et cahier des charges. Et de trouver des co-investisseurs. Car, en aucun cas, la Caisse ne financera —un exemple — l’intégralité du passage à la biomasse de la chaudière industrielle: «Nous resterons minoritaires», confirme-t-on à la Caisse. Globalement, la maison dirigée par Pierre-René Lemas entend injecter une centaine de millions d’euros dans son programme, lequel pourrait générer un investissement 6 fois supérieur, en 5 ans.

Le programme «5E» cible des projets de 2 à 50 M€, principalement sur le territoire français. «Mais nous pourrons accompagner des entreprises françaises ayant des sites dans l’Euroland», précise une source proche du dossier.

Autre innovation, c’est la société de projet (dont le capital sera détenu par la Caisse et les co-investisseurs) qui sera propriétaire des nouvelles machines. Ce qui évitera à l’entreprise bénéficiaire de porter ces actifs à son bilan. Ce dernier devra néanmoins verser un loyer à son financeur. Loyer dont le coût pourra, dans certains cas, être minoré, en cas de création de certificats d’économie d’énergie.

 



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