La Bulgarie effectivement exclue des marchés carbone

Le 30 juin 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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C’était annoncé depuis la mi-mai. C ’est désormais effectif. Lundi 28 juin, le comité de conformité du protocole de Kyoto a effectivement interdit à la Bulgarie d’échanger (acheter ou vendre) des quotas (européens) et des crédits (internationaux) carbone. Cette sanction tombe au plus mauvais moment pour le pays. Il y a deux semaines, la Commission européenne avait enfin agréé le plan bulgare d’allocation des quotas d’émission aux 132 sites industriels concernés par la directive ETS. Ceux-ci ne pourront donc pas vendre leur surplus de quotas sur le marché européen. Plus grave, le gouvernement entendait céder sur le marché international environ 200 millions d’unités de quantité attribuée (UQA, les quotas nationaux alloués par l’ONU) pour renflouer les caisses de l’Etat. Ce ne sera pas possible non plus.

Sofia paie ainsi le prix de son incapacité (ou de son manque de volonté) à tenir une comptabilité nationale des émissions de gaz à effet de serre (GES). Cela étant, la punition n’est pas définitive. Une mission d’experts mandatée par le secrétariat exécutif de la convention de l’ONU sur les changements climatiques devrait se rendre en Bulgarie, au début de l’automne. Sa mission : vérifier, comme l’affirme déjà le gouvernement bulgare, que les registres des GES sont désormais bien tenus. Si leur rapport concluait en ce sens, la Bulgarie pourrait de nouveau être autorisée à participer aux marchés du carbone d’ici la fin de l’année.



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