La Bulgarie bloque le MON810

Le 07 février 2011 par Célia Fontaine
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Le Conseil des ministresbulgare a annoncé le 2 février dernier que le pays venait de déposer une clause de sauvegarde pour interdire la culture du maïs génétiquement modifié MON810, l’un des deux seuls OGM cultivés dans l’Union européenne.

« Cette interdiction vise à garantir la protection de l’agriculture bulgare et de l’environnement, à éviter l’acquisition d’une résistance à la protéine Bt par la flore et la faune non-cibles ainsi que son accumulation dans les écosystèmes et les sols », précise le communiqué.

Après la Grèce, la Hongrie, l’Autriche, l’Allemagne, le Luxembourg et la France, la Bulgarie est le 7e Etat membre de l’UE à activer la clause prévue par l’article 23 de la directive 2001/18. Ce texte précise qu'un Etat membre peut limiter ou interdire, à titre provisoire, l'utilisation et/ou la vente d’un OGM sur son territoire, quand il a « des raisons précises de considérer qu'un OGM, en tant que produit ou élément de produit ayant fait l'objet d'une notification en bonne et due forme et d'une autorisation écrite conformément à la directive, présente un risque pour la santé humaine ou l'environnement ».

Pour rappel, seuls deux OGM sont actuellement cultivés dans l’Union Européenne : le maïs MON810 et la pomme de terre Amflora de l’Allemand BASF. A noter que la France n’a pas activé de clause de sauvegarde pour cette dernière. « Ces cultures couvrent un peu plus de 100.000 hectares. Mais 15 autres plantes génétiquement modifiées, pour la plupart des semences de maïs, attendent une autorisation de culture », rappelle Greenpeace dans un communiqué du 4 février.

L’ONG précise également que la Commission européenne va proposer dès la semaine prochaine aux Etats membres d’abandonner la politique de « tolérance zéro [1]» sur les produits à destination de l’alimentation animale (dans le JDLE). « En ouvrant cette brèche, et en tolérant la contamination de l’alimentation animale par des OGM non autorisés et non testés, la Commission européenne veut résoudre le problème des autorisations ‘asynchrones’, où les OGM sont autorisés aux Etats-Unis bien plus rapidement qu’en Europe. »



[1] « Tolérance zéro » signifie que l’Union européenne rejette systématiquement toute importation qui arrive sur son territoire et qui contient des plantes transgéniques non autorisées dans l’Union européenne



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