La Bretagne veut accueillir des éoliennes flottantes

Le 06 janvier 2011 par Célia Fontaine
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L’Etat désignera, dans les prochains mois, le site français où seront réalisés des essais d’éoliennes flottantes. Les élus bretons ont fait savoir, le 4 janvier, qu’ils étaient favorables à l’expérimentation au large de l’île de Groix.

Comme son nom l’indique, l’éolienne flottante est montée sur une structure semi-submersible, ancrée au fond marin par des câbles. Ce système permet d’installer les turbines plus au large et donc d’aller prospecter des zones plus ventées. Plus loin des côtes, les éoliennes sont aussi moins visibles, ce qui devrait favoriser leur acceptation. Autre avantage pour les développeurs, les éoliennes flottantes se passent de fondations. Une économie appréciable, si l’on se souvient que chaque mégawatt installé coûtera entre 5 et 6 millions d’euros.

A l’heure actuelle, le seul prototype d’éolienne flottante se trouve au large des côtes norvégiennes. La société StatoilHydro a inauguré, en septembre 2009, Hywind, une éolienne d’une puissance de 2,3 MW utilisable dans des eaux de 120 à 700 mètres de profondeur.

La France recherche une zone d’essai pour accueillir ces machines particulières et permettre aux industriels de développer leurs prototypes. Pour l’instant, trois sites sont sur les rangs : Le Croisic (Loire-Atlantique), Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), et Groix (Morbihan). Ce dernier bénéficie du soutien de la majorité des acteurs locaux, dont les pêcheurs. « Ce projet d'éoliennes pourrait être une des solutions au problème d'approvisionnement énergétique[1] rencontré par la Bretagne », indique le communiqué de la région Bretagne du 4 janvier. « Les conditions naturelles au sud de Groix (profondeur de l’eau, régime des vents, conditions de mer…) placent le large de l’île bretonne dans la catégorie des très rares sites français capables d’accueillir ce type de machines dès 2013 », poursuit-il.

Parmi les entreprises intéressées par le site d’essais breton, figure le groupe lorientais Nass&Wind et son projet Winflo[2] (Wind turbine with INnovative design for Floating Lightweight Offshore). « Surveillée à distance par e-monitoring, Winflo bénéficiera de nouvelles technologies de e-maintenance développées aujourd’hui dans le secteur naval et qui seront pour la première fois expérimentées pour la maintenance industrielle d’éoliennes en mer », indique le pôle (de compétitivité) Mer Bretagne. Officiellement labellisé en novembre 2008, le projet a été retenu en décembre 2010, dans le cadre de l’appel à projets national lancé par l’Ademe et bénéficiera d’une aide de l’Etat de 14 millions €.

En attendant, l'appel d'offres pour l'éolien offshore n’a toujours pas été lancé (dans le JDLE). Il portera sur 3.000 MW installés au large des Pays de la Loire, du nord de la Bretagne, du Languedoc-Roussillon et du nord de la Normandie. Le tout pour un montant estimé entre 15 et 20 milliards €. Elus et industriels l’attendent depuis quelques mois déjà, et s’impatientent.

 



[1] La Bretagne mise sur l'éolien flottant pour répondre aux objectifs de la stratégie régionale pour le développement des énergies marines présentée en octobre 2010 et du Pacte électrique breton qui prévoit de développer ces énergies pour contribuer à sécuriser l’alimentation électrique de la région

[2] Consortium formé par Nass&Wind, DCNS, SAIPEM, In Vivo, l’IFREMER et l’ENSIETA



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