La Bretagne s'interroge sur son avenir ferroviaire

Le 17 octobre 2016 par Marine Jobert
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Le plan du TER breton.
Le plan du TER breton.
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Une nouvelle concertation vient de débuter sur l’avenir des liaisons entre Nantes, Rennes et la pointe de la Bretagne. Pas de grand-messe, mais des réunions entre acteurs du dossier.

Concertation autour des Lignes nouvelles Ouest Bretagne Pays de la Loire (LNOPBL), saison 2. Après une première concertation menée en 2014 sous la houlette de la commission particulière du débat public (CPDP) -qui avait laissé chacun indécis- le comité de pilotage[1] du projet vient de relancer la concertation, jusqu’au 9 février 2017. Pas de grands rendez-vous ouverts au public, avec étudiants sur le pont et réunions publiques tous azimuts. Non, SNCF Réseau a opté pour des ateliers non publics organisés à Nantes, Rennes et Brest, auxquels devraient participer 15 citoyens désignés, des associatifs, des représentants du monde économique et des élus. Un site web sera également ouvert, complété d’un forum participatif et d’un simulateur (voir encadré).

SNCF Réseau lance un «Serious Game», qui ne permettra pas à l’utilisateur de voter pour tel ou tel projet, mais bien de lui laisser la responsabilité de construire son propre scénario de déplacement, d’en tester les performances sur les différents axes et sur la base d’objectifs fixés par le joueur et d’argumenter sur ses choix. Par exemple: ‘je veux aller à Paris en moins de 3 heures, je ne veux pas desservir NDDL…’. «Cet outil pourrait remettre en cause la façon de voir du comité de pilotage, espèrent les associations, et l’obliger à tenir compte des scénarios qui émergeront.»

Projet très décrié

«Le processus redémarre sur l’idée de redéfinir le besoin», se félicite Gérard Chéné, participant au titre de Côtes d’Armor Nature Environnement. A l’époque, les associations de protection de la nature dénonçaient le manque de viabilité économique des tracés proposés, la vitesse à tout prix au mépris de l’efficacité énergétique et de l’artificialisation des terres et l’absence de réponse adaptée aux besoins réels de déplacement du territoire. Reste que les 5 ‘fondamentaux’ du projet demeureraient d’actualité (voir encadré). «C’est donc une démarche un peu ambiguë», déplore-t-il. Depuis, plusieurs rapports tant du Conseil général à l’environnement et au développement durable (CGEDD) que du Sénat sont passés par là, qui ont sévèrement critiqué les scénarios sur la table.

Les 5 objectifs du projet: mettre Brest et Quimper à 3 heures de Paris; renforcer le réseau inter-villes; rapprocher Nantes et Rennes; augmenter la capacité, notamment aux abords des principales agglomérations (voyageurs et fret); et… desservir le futur aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes.

Ne pas oublier NDDL, sans en parler

Et pourquoi relancer une concertation maintenant? «Devant les résultats assez calamiteux de la première consultation, les élus qui participent au comité de pilotage ont donné autorisation à SNCF Réseau d’élargir les sujets de discussion», croit savoir Jean-Christophe Gavallet, le président de FNE Pays-de-la-Loire. Au point d’exclure la desserte de NDDL des discussions?... «Il semble qu’on va pouvoir parler de l’amélioration des liaisons ferroviaires entre Rennes, Nantes, Brest ou Saint-Brieuc sans être parasité sans cesse par la question de la liaison Nantes/Rennes via NDDL, qui est un épiphénomène», ajoute-t-il. A suivre.

 


[1] SNCF réseau, les 2 régions, les 5 départements, les 3 métropoles.

 



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