La biodiversité menacée par l’urbanisation galopante

Le 18 juin 2008 par Victor Roux-Goeken
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Chaque semaine, l’équivalent d’une ville de la taille de Vancouver est construit dans le monde. Selon une étude (1) réalisée par des chercheurs de l’université de Harvard et Nature Conservancy et publiée début juin dans la revue Biological conservation, 29 des 825 écorégions (2) mondiales –qui constituent l’unique habitat de 213 espèces animales terrestres vertébrées- ont plus d’un tiers de leur surface urbanisé.

D’après l’étude, 8% des espèces terrestres vertébrées figurant sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sont mises en péril par le développement urbain. D’ici 2030, 15 écorégions supplémentaires devraient perdre 5% de leur surface jusqu’ici non urbanisée, contenant 118 espèces vertébrées introuvables ailleurs.

L’étude prévoit aussi la réduction dramatique des distances entre zones protégées et villes. En Asie de l’Est, cette distance devrait passer de 43 à 23 kilomètres en moyenne d’ici 2030. 88% des zones touchées par la croissance urbaine se situent dans des pays aux revenus peu élevés n’ayant pas la capacité institutionnelle de limiter les dégâts causés par l’homme sur des zones protégées.

(1) «Les implications de l’urbanisation actuelle et future pour les zones mondiales protégées et la sauvegarde de la biodiversité»
(2) Selon le WWF, une écorégion est une «large unité de terre ou d’eau contenant un assemblage géographiquement distinct d’espèces, de communautés naturelles et de conditions environnementales»



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus