La Berd défend sa politique des transports

Le 18 mai 2005 par Ludivine Hamy
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Suite à la présentation de sa politique d’investissement en matière de transports pour la période 2005-2008, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) répond à ceux qui lui reprochent son manque d’engagement en faveur des transports durables.

Selon l'organisation non gouvernementale CEE Bankwatch Network, 52% des 400 millions d'euros actuellement alloués par la Berd au secteur des transports des pays d'Europe centrale et orientale servent à financer des programmes d'infrastructures routières. Cette tendance devrait se poursuivre dans le futur, comme en témoignent les projets d'investissements présentés pour 2005-2008, notamment les opérations de privatisation et de restructuration du secteur ferroviaire menées en Europe centrale et orientale. Selon Bankwatch, ces mesures risquent d'entraîner la fermeture de milliers de kilomètres de lignes de chemin de fer et la perte de nombreux emplois. L'ONG critique également les nombreux projets d'infrastructures dans le domaine du transport aérien, qui posent de vraies questions en termes d'impact sur le réchauffement climatique. Selon Petr Hlobil, coordinateur des campagnes de Bankwatch, «durant les quatre prochaines années, la politique de prêts de la Berd en matière de transports sera encore dictée par le marché, sans aucune prise en compte des citoyens et de l'environnement.»

De son côté, la Berd reconnaît effectivement qu'«au cours des 15 dernières années, l'évolution du secteur des transports en Europe centrale et orientale, ainsi que dans l'ancienne Union soviétique, a eu un impact négatif sur l'environnement.» Mais, pour la Banque, cette évolution est entièrement liée aux «conditions actuelles du marché, qui sont caractérisées par une absence d'harmonisation des prix des différents modes de transport.» En outre, la Banque se dédouane de toute responsabilité sur le fonds, expliquant que sa mission consiste à répondre aux besoins d'investissements du secteur privé, et qu'il n'entre pas dans ses compétences de définir les priorités de son action. Enfin, la Berd souligne que le facteur prix peut également jouer en faveur du développement de transports durables, et qu'il peut notamment être utilisé pour encourager l'utilisation de carburants, véhicules et modes de transports plus écologiques. La Banque s'engage à transmettre aux gouvernements dont elle dépend les remarques qui lui ont été faites sur le dossier, tout en soulignant que la définition des politiques des transports relève de la souveraineté de chaque Etat.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus