La Belgique ressort du nucléaire

Le 31 octobre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les négociateurs des 6 partis politiques qui travaillent à la formation d'un nouveau gouvernement en Belgique se sont mis d'accord dimanche 30 octobre pour sortir du nucléaire à partir de 2015.??
 
Après deux journées intenses de discussion vendredi et dimanche, les négociateurs, sous la houlette du «formateur», le socialiste Elio Di Rupo, ont confirmé le principe de la fermeture progressive des 7 réacteurs belges, édicté par une loi de 2003.??
 
Une fois constitué, le prochain gouvernement disposera de 6 mois pour élaborer un plan d'équipement permettant de remplacer les deux centrales nucléaires par de nouvelles sources d'énergie diversifiées.?La date de fermeture effective des 7 réacteurs sera précisée par le gouvernement.
 
«Nous avons 4 ans devant nous. Il faudra une période de transition où nous utiliserons des centrales au gaz, avant d’aller vers davantage d’éolien. Pour cela, il faudra revoir les réseaux et leur gestion puisque la part de production intermittente sera plus importante. C’est un vrai défi», a estimé le député écologiste Olivier Deleuze
 
Le débat sur le bien-fondé du nucléaire a été relancé en Belgique après l'accident de Fukushima en mars.??En 2003, sous l'impulsion des partis écologistes alors au gouvernement, le Parlement belge avait décidé l'extinction progressive, entre 2015 et 2025, des réacteurs belges à partir de leur 40e anniversaire.??
 
En 2009, le gouvernement d'Herman Van Rompuy avait toutefois autorisé leur exploitant Electrabel (Groupe GDF Suez) à allonger de 10 ans la durée de vie des 3 plus anciens réacteurs, appelés à fermer en 2015.?La chute du gouvernement fin avril 2010 et la crise politique qui perdure depuis lors en Belgique ont empêché le Parlement de donner force de loi à cet accord, qui vient donc d'être abandonné.??
 
Par ailleurs, les négociateurs se sont également mis d'accord sur la taxe nucléaire qui devrait être fortement relevée. Actuellement, Electrabel se fait ponctionner de 250 millions d’euros par an. Les recettes tirées de cette taxation de la rente nucléaire serviront à développer les parcs éoliens de la mer du Nord et l’efficacité énergétique des bâtiments fédéraux.
 
Même s’il ne s’est pas exprimé officiellement, GDF Suez ne cache pas sa colère. Le groupe franco-belge rappelle qu’il a déjà investi 500 M€ dans les 3 réacteurs les plus anciens ces 5 dernières années et doit décider d'injecter ou non 1 milliard de plus.
La semaine passée, le président du groupe Gérard Mestrallet a menacé Bruxelles de fermer rapidement les 3 tranches en question.
 
 
De nouvelles discussions, qui doivent démarrer aujourd’hui lundi, devraient porter sur la politique climatique du Royaume. Bruxelles pourrait porter à 30% son objectif de réduction d’émission de gaz à effet de serre pour 2020 (par rapport à 1990, contre 20% actuellement) et à 80% pour 2050.
 


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