La Belgique paie au prix fort sa conformité climatique

Le 10 septembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Melchior Wathelet va encore acheter du carbone.
Melchior Wathelet va encore acheter du carbone.
RTBF

Le royaume belge aura du mal à respecter ses engagements climatiques internationaux. Le protocole de Kyoto impose à notre voisin d’outre-Quiévrain d’abaisser de 7,5% (par rapport aux émissions comptabilisées en 1990) ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à la fin de l’année.

Un objectif difficile à atteindre. En 2010, rappelle l’Agence européenne de l’environnement, les émissions belges se sont élevées à 132,5 millions de tonnes équivalent carbone, soit 7,6% de moins qu’en 1990. Pas mal, mais toujours insuffisant, a jugé Bruxelles, pour conjuguer respect de Kyoto et fermeture des centrales nucléaires.

Pour rester dans les clous carboniques, la Belgique a acquis depuis 2008 11,3 millions d’unités de quantité attribuée, les quotas d’émissions attribués aux Etats, et d’unités de réduction certifiée (les permis générés par les projets Mécanisme pour un développement propre [MDP]), révèle le quotidien flamand De Morgen. Au total, l’Etat fédéral a déboursé 162 millions d’euros pour s’acheter sa conformité carbone. Ce qui n’est pas tout à fait donné. La Belgique a déboursé, en moyenne, 14,33 euros pour compenser chaque tonne de GES, soit 40% de plus que le coût d’un quota d’émission européen au marché spot.

La critique risque d’ailleurs de fuser : Melchior Wathelet, le secrétaire d'État à l'Énergie, doit, en effet, prochainement annoncer un plan d’achat d’un million de crédits supplémentaires.



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