La Belgique ne sait pas quoi faire de ses déchets nucléaires

Le 29 juin 2016 par Stéphanie Senet
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La Belgique mène des expérimentations à 225 mètres de profondeur
La Belgique mène des expérimentations à 225 mètres de profondeur

En Belgique, la prolongation de la durée de vie de deux réacteurs complique la gestion des déchets nucléaires à vie longue.

 

La capacité de stockage des déchets nucléaires sera insuffisante en 2025, a lâché la ministre fédérale de l’énergie Marie-Christine Marghem, sans pour autant lever le voile sur la solution envisagée. «Le gouvernement belge doit encore définir sa stratégie de stockage définitif des déchets de haute activité», a-t-elle précisé au député Jean-Marc Nollet, chef du groupe écologiste.

Le parlementaire s’inquiète de l’avenir des déchets nucléaires, alors que la Chambre des représentants a adopté, au début du mois, la prolongation de 10 ans (jusqu’en 2025) de la durée de vie des réacteurs Doel 1 et 2 exploités par Electrabel (filiale d’Engie). Pour le groupe Ecolo-Groen, le gouvernement manque à ses responsabilités.

 

En France, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a annoncé, le 28 juin, la mise en service d’un nouveau centre de tri et de traitement de déchets radioactifs non nucléaires au Cires (Centre industriel de regroupement, entreposage et stockage), dans l’Aube. Cette installation traitera environ 400 mètres cubes par an de déchets radioactifs provenant des hôpitaux, universités, industries et laboratoires de recherche. Jusqu’à présent ils étaient confiés à des sous-traitants.


Stockage géologique profond?

 

Faute d’exutoire définitif, la Belgique stocke les combustibles usés sur le site des centrales. Fin 2014, 3.260 tonnes de déchets nucléaires à vie longue et à haute activité étaient entreposés sur les sites de Doel et de Tihange. 370 tonnes devraient s’y ajouter d’ici 2025.

Comme en France ou en Finlande, l’avenir semble néanmoins promis au stockage géologique. Depuis une trentaine d’années, le centre d’étude de l’énergie nucléaire mène des expérimentations sur le stockage en profondeur, dans l’argile de Boom, au centre de recherche de Mol. En attendant que gouvernement et parlement s’entendent sur un site de stockage définitif.

 

 

 



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